JUSTICE : « Barbarie » à Mbour : une femme mord l’oreille de sa voisine jusqu’au sectionnement

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Le Tribunal d’Instance de Mbour a été le théâtre d’un récit glaçant ce mardi. Ce qui n’était au départ qu’une banale dispute de voisinage a basculé dans l’horreur absolue : une femme est accusée d’avoir mutilé sa voisine en lui arrachant une partie de l’oreille avec les dents.

Une étincelle partie d’une punition d’enfant

Les faits, survenus début décembre, trouvent leur origine dans un conflit lié à une enfant. F. Sakho, qui gardait sa nièce, a surpris sa voisine, C. Fall, en train de porter des coups à la petite. L’intervention de la tante pour protéger l’enfant a immédiatement mis le feu aux poudres, transformant la discussion en une bagarre d’une violence inouïe.

La mutilation : un acte « sauvage »

Au cours de l’affrontement, C. Fall a utilisé des moyens extrêmes :

  • Arme improvisée : Elle a d’abord frappé sa rivale avec un fil électrique.
  • L’acte irréparable : Elle s’est ensuite jetée sur l’oreille droite de F. Sakho, la mordant avec une telle force qu’elle en a sectionné une grande partie.

Un échec médical tragique

Évacuée d’urgence vers l’hôpital de Mbour, la victime n’a pas pu bénéficier d’une chirurgie réparatrice. La raison est stupéfiante : la partie de l’oreille sectionnée n’a jamais été retrouvée ou remise aux médecins sur le moment, rendant toute greffe impossible. F. Sakho reste donc mutilée à vie, avec un certificat d’ITT de 21 jours.

Le procès : entre déni et indignation

À la barre, C. Fall a tenté de plaider l’accident, affirmant n’avoir jamais eu l’intention de mutiler sa voisine. Une version qui a peu convaincu le juge, dont les mots ont été d’une rare dureté :

« Des actes sauvages et barbares », a martelé le magistrat, visiblement heurté par la cruauté des faits.

Chacune des deux femmes réclame 100 000 F CFA de dommages et intérêts, C. Fall ayant également déposé une contre-plainte (ITT de 5 jours).

Cette affaire illustre la montée de la violence extrême dans les conflits de proximité. Juridiquement, le seuil de l’ITT (21 jours) place cette affaire dans une catégorie pénale sérieuse. Cependant, c’est le caractère permanent de la mutilation (l’oreille sectionnée) qui risque de peser le plus lourdement sur la sentence. En qualifiant l’acte de « barbare », le juge laisse présager une sanction exemplaire pour marquer la désapprobation de la société face à une telle perte d’humanité.

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