LUTTE : L’ère Bira Sène commence à la Fédération Sénégalaise de Lutte (FSL)

Une page de 30 ans se tourne officiellement. Ce jeudi 22 janvier 2026, Ibrahima Sène, plus connu sous le nom de Bira Sène, a pris les rênes de la toute nouvelle Fédération sénégalaise de lutte (FSL). Cette passation de service avec Malick Ngom marque la dissolution définitive du Comité National de Gestion (CNG) au profit d’une instance fédérale élue et autonome.
1. Une passation sous le signe de la confiance
La cérémonie a été marquée par une déclaration forte du nouveau président : « J’ai signé sans même lire », a affirmé Bira Sène, témoignant de sa fraternité et de sa confiance totale envers son prédécesseur, Malick Ngom.
- L’héritage financier : Bira Sène hérite d’une fédération saine avec un actif de 22,7 millions de FCFA laissé en caisse.
- Le mot de Malick Ngom : Le président sortant a tenu à corriger certaines rumeurs, précisant que le solde était bien de 22 millions et non de 900 000 FCFA, comme certains l’avaient prétendu.
2. Les premières mesures de Bira Sène
À peine installé, le nouveau patron de l’arène a pris des décisions stratégiques pour assurer la continuité des activités :
- Continuité administrative : Ndiamé Diop a été provisoirement reconduit pour gérer les combats déjà programmés et assurer la transition technique.
- Réorganisation des bureaux : Signe de la nouvelle hiérarchie, Bira Sène s’est installé dans le bureau principal, tandis que Ndiamé Diop a rejoint l’ancien espace de travail de la présidence du CNG.
3. Cap sur la refonte des textes
L’objectif majeur de ce début de mandat est la modernisation des règlements de la lutte sénégalaise :
- Samedi prochain : Réunion du Comité directeur pour examiner la refonte des textes.
- 8 avril 2026 : Tenue d’une Assemblée générale extraordinaire pour entériner les nouveaux statuts et règlements intérieurs de la FSL.
Le retour de Bira Sène, qui avait déjà présidé le CNG entre 2020 et 2024, est perçu comme le choix de l’expérience pour stabiliser une discipline en pleine mutation. Élu avec 110 voix contre 70 pour Kéba Kanté, il dispose d’une légitimité forte pour imposer sa vision « ferme mais diligente ». Son plus grand défi sera de réconcilier les lutteurs en activité, dont certains étaient sceptiques face au passage en Fédération, avec les exigences d’une structure autonome et moderne.

