Affaire du terrain de Ngaparou : Aziz Ndiaye et Awa Baldé s’accusent mutuellement devant le tribunal de Dakar

Affaire du terrain de Ngaparou : Aziz Ndiaye et Awa Baldé s’accusent mutuellement devant le tribunal de Dakar

Le tribunal correctionnel de Dakar a examiné un différend opposant le promoteur immobilier Abdou Aziz Ndiaye à la jet-setteuse Awa Baldé, au sujet de la vente controversée d’un terrain de plus de 7.000 m² situé à Ngaparou. Au cœur des débats : le montant réel de la transaction et les engagements qui auraient été conclus entre les deux parties.

Deux versions irréconciliables sur le prix de vente

Pour Awa Baldé, l’accord initial portait sur une vente évaluée à plus de 120 à 125 millions FCFA, assortie de la promesse d’une villa clé en main. Elle affirme toutefois avoir accepté, à la demande de l’acquéreur, que l’acte de vente mentionne un montant de 50 millions FCFA, afin de réduire les frais liés à la transaction. La plaignante soutient n’avoir finalement perçu qu’environ 37 millions FCFA, sans jamais recevoir la villa promise.

De son côté, Abdou Aziz Ndiaye conteste fermement ces accusations. Il affirme avoir acquis le terrain pour 50 millions FCFA, somme intégralement réglée, et nie toute promesse de villa ou accord supérieur. Selon lui, les prétentions de la plaignante n’ont émergé qu’après la revalorisation du bien.

Une transaction ancienne relancée devant la justice

La vente remonte à 2018. Après une enquête de la Division des investigations criminelles (DIC), le dossier avait d’abord été classé sans suite par le Pool judiciaire financier. Insatisfaite, Awa Baldé a finalement opté pour une citation directe devant la juridiction correctionnelle.

Accusations de fraude contre litige contractuel

Les avocats d’Awa Baldé dénoncent des manœuvres frauduleuses, estimant que leur cliente aurait été abusée en raison d’une relation de confiance avec le promoteur immobilier. Ils ont sollicité une expertise afin de déterminer la valeur réelle du terrain au moment de la transaction, ainsi que la condamnation du prévenu et le paiement de 200 millions FCFA de dommages et intérêts.

La défense, elle, rejette toute qualification pénale. Pour les conseils d’Aziz Ndiaye, il s’agit d’un simple différend contractuel reposant sur un acte de vente signé et des décharges attestant le paiement intégral. Ils invoquent également la prescription des faits, intervenus il y a près de sept ans.

Un dossier désormais entre les mains du tribunal

Les avocats de la défense estiment qu’aucun élément ne permet de caractériser une escroquerie, tandis que la partie civile maintient que des engagements non tenus justifient des poursuites pénales.

L’affaire a été mise en délibéré au 23 septembre prochain, date à laquelle le tribunal rendra sa décision.

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