FAITS DIVERS : L’agresseur au couteau de Ziguinchor stupéfie la police avec une requête insolite

C’est une scène qui a laissé les enquêteurs du commissariat central de Ziguinchor sans voix. Un homme de 41 ans, arrêté mercredi dernier pour avoir poignardé un cordonnier en plein centre-ville, a profité de ses premières minutes de garde à vue pour réclamer… un joint de chanvre indien.
Par Abdallah
Une agression sanglante à deux pas du commissariat
Les faits, rapportés par le quotidien L’Observateur, se sont déroulés à proximité immédiate de l’hôtel de police. M. Diop, le suspect, s’en est pris violemment à A. Guissé, un cordonnier de 35 ans. La victime a reçu plusieurs coups d’arme blanche avant que les forces de l’ordre, alertées par le tumulte, n’interviennent de façon quasi instantanée.
Grièvement blessé, le cordonnier a été évacué d’urgence vers le centre hospitalier régional où son état a pu être stabilisé après des soins intensifs.
Une requête qui intrigue les enquêteurs
C’est une fois placé en cellule que le suspect a provoqué la stupeur générale. Visiblement peu préoccupé par la gravité de son acte — une tentative d’homicide — M. Diop a formellement demandé aux policiers de pouvoir fumer du chanvre indien.
Cette demande, loin d’être anecdotique, est devenue un élément central de l’enquête. Elle place les autorités judiciaires face à deux hypothèses majeures :
- L’altération du discernement : Le suspect souffre-t-il de troubles psychologiques profonds ayant aboli sa lucidité au moment de l’attaque ?
- L’addiction sévère : Le manque de drogue est-il tel qu’il occulte totalement la conscience de la gravité judiciaire des faits ?
Vers une expertise psychiatrique ?
La suite de la procédure devrait logiquement inclure une expertise médicale. Comme le souligne le quotidien du Groupe Futurs Médias, l’analyse de son état mental pèsera lourdement sur la qualification des faits. S’il est prouvé que sa dépendance ou sa pathologie a altéré son discernement, la responsabilité pénale du quadragénaire pourrait être réévaluée. Dans le cas contraire, son audace face aux enquêteurs pourrait être perçue comme un signe de mépris total de la loi.
Cette affaire repose la question de la prise en charge des toxicomanes violents et des malades mentaux errants dans les centres urbains. La proximité du commissariat lors de l’agression et l’attitude désinvolte du suspect suggèrent une rupture totale avec la réalité sociale. Reste à savoir si la justice y verra une circonstance atténuante ou une preuve supplémentaire de dangerosité sociale.

