Vie chère au Sénégal : Le prix du riz brisé ordinaire officiellement fixé à 300 FCFA à Dakar

Dans une volonté affichée de protéger le panier de la ménagère, le ministre de l’Industrie et du Commerce, Dr Serigne Gueye Diop, a officialisé ce lundi 12 janvier 2026 une baisse significative du prix du riz brisé ordinaire. Désormais, le kilogramme est plafonné à 300 francs CFA dans la capitale.
Une baisse de 50 francs pour soulager les ménages
Après plusieurs semaines de concertations au sein du Conseil national de la Consommation, la mesure est désormais effective. Alors qu’il s’échangeait jusqu’ici à 350 FCFA, le riz brisé ordinaire — base de l’alimentation de plus de 90 % des foyers sénégalais — voit son prix réduit de 14 %.
Bien que l’annonce officielle ait été faite ce lundi, le ministère précise que la mesure est entrée en vigueur rétroactivement depuis le 6 janvier 2026. Pour les Sénégalais résidant à l’intérieur du pays, le prix définitif sera communiqué sous peu par les conseils régionaux de la consommation, en tenant compte des frais logistiques (différentiel de transport).
Des contrôles renforcés pour éviter la spéculation
Le ministre Serigne Gueye Diop a été très clair : cette baisse ne doit pas rester théorique. Les services de la Direction du Commerce intérieur ont reçu l’ordre d’intensifier les contrôles sur l’ensemble des marchés.
- Importateurs et grossistes ont l’obligation d’ajuster leurs factures.
- Les détaillants s’exposent à des saisies de marchandises et des amendes en cas de dépassement du prix fixé.
« Tout manquement entraînera des sanctions prévues par la réglementation », a martelé le ministre, invitant les commerçants au civisme et au respect de la souveraineté alimentaire.
Une surveillance continue des prix
Cette baisse du prix du riz n’est qu’une étape. Le gouvernement a réaffirmé sa volonté de surveiller étroitement d’autres denrées de première nécessité (huile, sucre, pain) pour préserver durablement le pouvoir d’achat des citoyens. Dans le cadre de la vision Sénégal 2050, ces mesures d’urgence devraient être complétées par une politique de soutien accrue à la production nationale de riz pour réduire la dépendance aux importations.

