Procès pour viol et pédophilie à Thiès : Le parquet requiert l’acquittement au bénéfice du doute pour le plombier Ngouda

La chambre criminelle du tribunal de grande instance de Thiès a examiné, ce mardi 13 janvier 2026, une affaire aux contours douloureux. Ngouda, un plombier quinquagénaire, est accusé d’avoir abusé de la fille de son défunt ami intime. Malgré un témoignage accablant de la victime, l’absence de preuves matérielles a lourdement pesé sur les réquisitions.

L’ami du père devenu bourreau présumé

Les faits remontent à 2021. À l’époque, la victime, N. Diouf, n’a que 16 ans. Après le décès de son père, Ngouda, l’ami intime de ce dernier, s’installe au domicile familial, occupant même la chambre du défunt. Ce qui devait être une protection paternelle s’est, selon la plaignante, transformé en calvaire.

À la barre, la jeune fille a raconté avec précision trois agressions distinctes. « Il m’a surprise alors que je nettoyais la chambre de mon frère… j’ai invoqué nos liens familiaux, mais il m’a forcée », a-t-elle déclaré, expliquant avoir gardé le silence pendant longtemps sous le poids des intimidations de l’accusé.

Un déni total face à un dossier « vide »

Ngouda a fermement rejeté ces accusations, les qualifiant de « gratuites » et orchestrées par la famille de la victime. Pour sa défense, Mes Mbodj et Faty ont axé leur plaidoirie sur la vacuité du dossier d’instruction. Ils ont notamment pointé du doigt l’absence totale de certificat médical ou de preuves matérielles attestant d’une quelconque violence ou résistance.

« Aucun élément objectif, aucune pièce à conviction ne permet d’étayer ces propos », ont martelé les avocats, réclamant une relaxe pure et simple pour leur client.

Le réquisitoire du Procureur : Le bénéfice du doute

Le ministère public a suivi la ligne de la défense concernant l’insuffisance des charges. Bien que sensible au témoignage de la jeune fille, le procureur a estimé que la culpabilité de l’accusé n’était pas établie « au-delà de tout doute raisonnable » en raison du manque de constatations médicales à l’époque des faits. En conséquence, il a requis l’acquittement au bénéfice du doute.

L’affaire a été mise en délibéré au 10 février 2026, date à laquelle le tribunal rendra son verdict final.

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