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Touba : L’association « Touba Ça Kanam » lance les travaux d’un centre d’hémodialyse à l’hôpital Ndamatou -

Touba : L’association « Touba Ça Kanam » lance les travaux d’un centre d’hémodialyse à l’hôpital Ndamatou

Sous le ndigël du Khalife Général des Mourides, Serigne Mountakha Mbacké, l’association « Touba Ça Kanam » a procédé, ce lundi 12 janvier 2026, à la pose de la première pierre d’un centre d’hémodialyse. Située au sein de l’hôpital Ndamatou, cette infrastructure vise à apporter une réponse concrète à la détresse des patients souffrant d’insuffisance rénale dans la cité religieuse et ses environs.

Un projet ambitieux de 100 millions de FCFA

Attendu depuis 2019, ce projet entre enfin dans sa phase active. L’investissement, évalué à près de 100 millions de francs CFA pour le seul volet bâtimentaire, prévoit la construction d’une structure moderne de 17 lits. Selon l’ingénieur chef de projet, Boubou Sow, le futur centre sera divisé en plusieurs zones stratégiques, incluant des box d’isolation ainsi que des espaces de soins séparés pour les hommes et les femmes.

Un soulagement pour les structures locales

La cérémonie a été présidée par Serigne Abdou Samad Souhaïbou Mbacké, représentant le Khalife Général. Ce dernier a salué l’engagement citoyen de l’association, tout en lançant un appel pressant à l’État pour le renforcement du personnel médical.

Actuellement, la situation est critique : selon Moustapha Amar, président de la commission Santé de l’association, un site provisoire exigu permet déjà de prendre en charge 34 patients, mais la demande explose. Au niveau national, on estime que seuls 10 % des 800 000 personnes nécessitant une dialyse ont accès à des soins adéquats.

L’autonomie par la solidarité communautaire

Au nom du président de Touba Ça Kanam, Serigne Abdou Fatah Guèye a rappelé que ce centre s’inscrit dans une vision globale de développement incluant les routes, l’hydraulique et l’électrification. Les bénéficiaires présents ont exprimé leur immense soulagement, voyant dans cette infrastructure une chance de survie sans avoir à parcourir de longues distances vers Dakar ou d’autres centres régionaux.

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