Tension à l’UCAD : Le campus social sous les gaz lacrymogènes ce mercredi après-midi

Le calme précaire qui régnait à l’Université Cheikh Anta Diop (UCAD) a volé en éclats ce mercredi 14 janvier 2026. L’enceinte du campus social a été le théâtre d’une intervention musclée des forces de l’ordre, ravivant les souvenirs douloureux des troubles de la fin d’année dernière.

Une intervention musclée des forces de l’ordre

Il était environ 16 heures lorsque les premières détonations ont retenti. Selon les constatations des équipes de Seneweb sur place, les forces de sécurité ont pénétré dans l’enceinte universitaire pour disperser des rassemblements d’étudiants. Des grenades lacrymogènes ont été tirées massivement, plongeant les pavillons du campus social dans un épais nuage de fumée irritante.

Les étudiants, pris de court par l’intensité de l’intervention, ont dû évacuer certains couloirs des pavillons, tandis que les accès principaux de l’université étaient étroitement filtrés.

Un contexte social explosif

Si les motifs précis de ce nouveau mouvement d’humeur ne sont pas encore formellement détaillés par les amicales d’étudiants, le climat était déjà délétère. Pour rappel, en novembre 2025, de violentes manifestations avaient paralysé l’institution. À l’époque, les étudiants réclamaient avec force le paiement de leurs bourses d’études, un retard qui avait provoqué des heurts majeurs avec les forces de défense et de sécurité.

L’instabilité menace l’année académique

Cette énième poussée de fièvre au sein du « Temple du Savoir » inquiète les observateurs et les parents d’élèves. Alors que l’administration universitaire tente de stabiliser le calendrier académique, ces interruptions répétées font planer le spectre d’une année blanche ou, à tout le moins, d’un ralentissement sévère de l’action pédagogique.

Jusqu’à présent, aucune communication officielle de la Direction du Centre des Œuvres Universitaires de Dakar (COUD) ou du rectorat n’a été publiée pour expliquer l’origine exacte de l’incident ou dresser un bilan des éventuels blessés ou arrestations.

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