Syrie : Pluie de feu sur Alep, 23 civils tués dans des attaques du YPG/FDS

Depuis le 6 janvier 2026, la ville d’Alep est à nouveau le théâtre d’un drame humanitaire. Des attaques menées par le groupe YPG/FDS contre des zones résidentielles ont coûté la vie à au moins 23 personnes, selon un bilan tragique communiqué par les autorités sanitaires locales. Plus d’une centaine de blessés sont actuellement pris en charge dans des hôpitaux saturés.

Un bilan lourd parmi les populations fragiles

Les frappes, qui ont visé spécifiquement des quartiers habités, n’ont pas épargné les plus vulnérables. Selon les services de santé d’Alep, parmi les 23 victimes décédées figurent un enfant et quatre femmes. Le bilan humain est d’autant plus préoccupant que 104 personnes ont été blessées, dont un nombre important de femmes et d’enfants. Les autorités médicales se disent « en état d’alerte maximale » et redoutent une augmentation du nombre de morts, de nombreux blessés se trouvant dans un état critique.

Entre accords de médiation et boucliers humains

Ces violences surviennent dans un contexte sécuritaire extrêmement complexe. Il y a peu, un accord de médiation avait pourtant permis l’évacuation de combattants du YPG/FDS qui étaient retranchés dans un hôpital d’Alep. Ces derniers étaient accusés d’utiliser l’infrastructure sanitaire et les patients comme boucliers humains pour freiner l’avance des forces de sécurité.

Cette opération visait initialement à lever le siège du quartier de Cheikh Maksoud et à apaiser les tensions. Cependant, les récents tirs d’artillerie et d’obus contre les habitations civiles viennent briser cet espoir de stabilité.

Une sécurisation mise à rude épreuve

Bien que les forces armées aient récemment annoncé avoir achevé une opération de sécurisation majeure pour neutraliser les menaces pesant sur la ville, la réalité du terrain reste marquée par une insécurité persistante. Malgré la suspension des opérations militaires actives dans certains secteurs, le harcèlement des zones résidentielles se poursuit, maintenant les populations civiles d’Alep dans une peur constante.

Les observateurs internationaux pointent du doigt une volonté délibérée de maintenir une pression maximale sur la métropole syrienne, alors que les efforts de normalisation peinent à porter leurs fruits face à la résurgence des hostilités.

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