Seydi Gassama (Amnesty) s’alarme : « Trump et les Républicains détruisent ce qui a fait la prospérité des États-Unis »

Le directeur exécutif d’Amnesty International Sénégal, Seydi Gassama, a publié une tribune remarquée sur les réseaux sociaux. À travers une analyse historique et politique, il dénonce le démantèlement systématique des outils d’influence non militaires des États-Unis, une stratégie qu’il juge suicidaire pour l’influence de Washington dans le monde.
De JFK à la diplomatie du cœur
Seydi Gassama convoque la mémoire de John Fitzgerald Kennedy pour illustrer ce que fut la grandeur diplomatique américaine. Selon lui, Kennedy avait compris que la puissance brute ne suffisait pas. L’influence durable ne se gagne pas par les bombes ou les sanctions économiques, mais par le « soft power » (la puissance de conviction).
C’est cette vision qui a donné naissance à des institutions mondiales majeures telles que :
- L’USAID : Bras armé du développement international.
- Le Corps de la Paix (Peace Corps) : Ambassadeur de la culture et de l’entraide sur le terrain.
- Les agences de promotion de la démocratie : Vecteurs des valeurs américaines.
L’ère de la destruction
Le constat du responsable d’Amnesty est sans appel : cette architecture d’influence est en train de s’effondrer sous l’impulsion de Donald Trump et du Parti républicain. En coupant les budgets ou en supprimant purement et simplement ces agences, les dirigeants actuels feraient, selon lui, une erreur stratégique monumentale.
« Donald Trump et les républicains sont en train de détruire toutes ces agences qui ont fait l’influence et, il faut le dire, la prospérité du pays », avertit Seydi Gassama.
Un vide géopolitique dangereux
Pour Gassama, ce repli sur soi et cette préférence pour la confrontation directe (sanctions, menaces militaires) affaiblissent la position morale des États-Unis. En abandonnant le terrain de la culture, du développement et de la paix, Washington laisse le champ libre à d’autres puissances mondiales pour redéfinir l’ordre international.
Cette sortie du défenseur des droits de l’homme rappelle que la diplomatie est un équilibre fragile et que la destruction des ponts culturels et humanitaires pourrait avoir des conséquences irréversibles sur la stabilité mondiale.

