SANTÉ PUBLIQUE : Saisie de viande avariée à Liberté 6, un carnage sanitaire évité

LIBERTÉ 6 : LA VIANDE IMPROPRE ÉTAIT DESTINÉE À LA VENTE. Un charretier  surpris en train de dép€cer un bœuf en état de putréfaction. (Libération)

L’effroi s’est emparé du quartier Liberté 6 ce lundi 2 février 2026. Un charretier a été pris en flagrant délit alors qu’il s’apprêtait à écouler la carcasse d’un bœuf en état de décomposition avancée. Cette découverte macabre remet sur le devant de la scène la question cruciale de la sécurité alimentaire dans la capitale sénégalaise.

Une scène d’horreur à ciel ouvert

C’est une odeur nauséabonde et inhabituelle qui a alerté les riverains de Liberté 6. En suivant la trace de cette émanation fétide, des témoins sont tombés sur un spectacle de désolation : un charretier, opérant à l’abri des regards indiscrets, était en train de dépecer un bœuf dont l’état de putréfaction ne laissait aucun doute sur la dangerosité du produit.

Surpris en plein acte, l’individu n’a pu justifier ni la provenance de l’animal, ni la destination de la viande, bien que les premiers éléments indiquent qu’elle était destinée à la vente dans les marchés environnants ou auprès de gargotiers peu scrupuleux.

Le « circuit de la mort »

Selon les services d’hygiène dépêchés sur les lieux, la carcasse présentait des signes de nécrose avancée, suggérant que l’animal était mort de maladie ou d’épuisement bien avant d’être récupéré par le charretier.

  • Risques sanitaires : La consommation d’une telle viande expose les populations à des intoxications alimentaires graves, au botulisme ou à des infections bactériennes mortelles comme le choléra ou la salmonellose.
  • Le mode opératoire : Ces trafiquants profitent souvent de la tombée de la nuit ou de zones isolées pour transformer des cadavres d’animaux en « viande de boucherie » à bas prix.

Une tolérance zéro annoncée par les autorités

L’individu a été immédiatement interpellé par les forces de l’ordre et la carcasse saisie pour destruction. Cette affaire intervient alors que la Police nationale a récemment intensifié ses contrôles sur la circulation des charrettes et le bien-être animal.

Les autorités municipales de Liberté 6 ont promis un renforcement des inspections dans les marchés de quartier. « Nous ne laisserons pas des individus sans foi ni loi empoisonner nos concitoyens pour quelques billets de banque », a martelé un responsable des services d’hygiène.

Ce fait divers souligne l’importance de la traçabilité dans la chaîne alimentaire. Alors que le coût de la vie pousse certains consommateurs vers les produits les moins chers, les réseaux de viande clandestine (communément appelée « viande de cadavre ») se multiplient. Il est impératif que les populations fassent preuve d’une vigilance accrue et privilégient les circuits de distribution agréés.

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