Relance de Taxawu Sénégal : Khalifa Sall sonne la mobilisation depuis Kaolack

Sénégal : après la mairie et la prison de Dakar, Khalifa Sall voit son  avenir à la présidence

Après une période de silence et d’introspection, Khalifa Ababacar Sall a choisi le bassin arachidier pour lancer la restructuration de son mouvement. Entre critiques de la « judiciarisation » de la politique et réquisitoire contre la campagne agricole, le leader de Taxawu Sénégal prépare déjà les échéances futures.

Par Abdallah

Le leader de la plateforme Taxawu Sénégal, Khalifa Ababacar Sall, a effectué une descente politique remarquée à Kaolack ce week-end. Face à une jeunesse mobilisée, l’ancien maire de Dakar a sifflé la fin de la récréation et tracé la feuille de route qui doit mener son parti vers un congrès décisif en avril 2026.

Vers un renouvellement des instances

L’heure est à la restructuration. Après dix mois consacrés à l’évaluation des résultats de 2024, Taxawu Sénégal lance officiellement son opération de recensement national. Un comité ad hoc a été installé pour superviser ce processus qui vise à identifier et fidéliser la base militante sur l’ensemble du territoire.

Pour Khalifa Sall, ce passage par Kaolack est hautement symbolique : il marque le point de départ d’un « sursaut » nécessaire pour aborder les élections locales post-2027 avec une machine politique huilée et renouvelée.

Un plaidoyer contre la « judiciarisation » de la politique

Abordant le climat social et politique actuel, Khalifa Sall n’a pas caché son inquiétude face à la multiplication des procédures judiciaires visant les acteurs politiques.

« Nous sommes dans un pays démocratique, mais cette nouvelle mode consistant à traduire en justice les acteurs doit être bannie ; il faut y mettre un terme », a-t-il martelé.

Pour le leader de Taxawu, le débat d’idées doit primer sur la confrontation devant les tribunaux, afin de préserver la sérénité du jeu démocratique sénégalais.

Le « naufrage » de la campagne arachidière

En plein cœur du bassin arachidier, Khalifa Sall ne pouvait occulter la détresse du monde rural. Son diagnostic sur la campagne de commercialisation de l’arachide est sans appel : un échec « constaté et reconnu ».

Critiquant les choix techniques des autorités, il a appelé l’État à faire preuve d’humilité et de transparence.

  • Insuffisances : Des mesures jugées déconnectées de la réalité des paysans.
  • Appel au dialogue : La nécessité d’impliquer davantage les acteurs ruraux dans les prises de décision.
  • Ironie : Face aux discours officiels sur l’état des finances publiques, il a lancé : « On nous dit qu’on est au cinquième sous-sol ; on ne peut pas être au cinquième sous-sol et se porter bien ».

Cap sur 2026 et 2027

Cette sortie à Kaolack marque le retour de Khalifa Sall sur le terrain de la contestation et de la proposition. En fixant le cap vers le congrès d’avril 2026, Taxawu Sénégal espère transformer cette phase de relance en une dynamique électorale capable de peser à nouveau sur l’échiquier national, tout en se positionnant comme le défenseur des intérêts des populations rurales et des libertés publiques.

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