Affaire Keur Massar : Djiby Dramé passe aux aveux et évoque un traumatisme d’enfance

Affaire de transmission volontaire du VIH : après Pape Cheikh Diallo,  l'artiste Djiby Dramé arrêté - Xalima

L’enquête menée par la Brigade de Recherches de Keur Massar continue de révéler les ramifications d’un réseau complexe. Après l’animateur Pape Cheikh Diallo, c’est au tour du chanteur Djiby Dramé de passer aux aveux, apportant un éclairage nouveau sur son parcours personnel.

Par Abdallah

L’étau se resserre autour des mis en cause dans ce que la presse qualifie désormais de « scandale de Keur Massar ». Cité initialement par un certain Mamadou Gningue comme étant son amant, Djiby Dramé a été placé en garde à vue. Son interpellation marque un tournant dans l’instruction, car elle a permis de lier plusieurs protagonistes clés de l’affaire.

Des preuves numériques décisives

Comme pour les autres suspects, c’est l’expertise technique qui a confondu l’artiste de 44 ans. L’exploitation rigoureuse de son téléphone portable par les experts de la gendarmerie a révélé des éléments jugés compromettants.

Ces découvertes ont notamment conduit à l’arrestation de Doudou Lamine Dieng. Ce dernier, employé dans le secteur bancaire, est celui-là même qui aurait dénoncé l’animateur Pape Cheikh Diallo, créant un effet domino au sein du groupe.

Un traumatisme d’enfance pour expliquer les faits

Face aux enquêteurs de la Brigade de Recherches, Djiby Dramé n’a pas nié les faits. Pour expliquer son implication dans ces pratiques, il a livré un témoignage poignant. Selon des informations exclusives obtenues par Seneweb, le chanteur aurait déclaré avoir été victime d’abus sexuels durant son enfance.

Ce traumatisme précoce aurait, selon ses dires, influencé son orientation et ses comportements à l’âge adulte.

Des relations croisées confirmées

L’interrogatoire a également permis de confirmer les liens entre les différentes têtes d’affiche de ce dossier. Djiby Dramé aurait explicitement indiqué aux gendarmes que Pape Cheikh Diallo et Doudou Lamine Dieng entretenaient une relation.

Cette déclaration vient corroborer d’autres témoignages déjà recueillis, renforçant la thèse d’un réseau organisé et interconnecté.

Rappel des charges

Pour rappel, les suspects sont visés par des chefs d’accusation particulièrement graves :

  • Association de malfaiteurs.
  • Actes contre nature.
  • Transmission volontaire du VIH/Sida (pour les suspects testés positifs).
  • Mise en danger de la vie d’autrui.

L’ensemble des 12 prévenus devrait être présenté au procureur du parquet de Pikine-Guédiawaye dans les prochaines heures.

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