POLITIQUE : Mamadou Diop Decroix (AJ/PADS) séduit par le « modèle » Pastef

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Dans un entretien exclusif, le secrétaire général d’And-Jëf/PADS ne tarit pas d’éloges sur le parti au pouvoir. Tout en évoquant des convergences idéologiques profondes, l’ancien allié de Wade reste attentif aux futures manœuvres de massification d’Ousmane Sonko avant d’envisager une fusion.

Par Abdallah

Un portrait élogieux du Pastef

Mamadou Diop Decroix ne voit pas en Pastef une simple machine électorale, mais un « instrument de transformations systémiques ». Son analyse repose sur trois piliers :

  • La qualité militante : Il salue des militants formés, engagés et, fait rare selon lui, « détachés des considérations matérielles ».
  • La vision : Il souligne une organisation rigoureuse portée par une doctrine claire.
  • L’ancrage social : Pour Decroix, la force de frappe du parti réside dans sa connexion intime avec les souffrances du peuple, expliquant ainsi son hégémonie électorale actuelle.

Fusion AJ/PADS – Pastef : Entre désir et observation

L’idée d’une fusion entre la gauche historique et le parti au pouvoir n’est plus un tabou, mais Decroix avance avec méthode :

  1. Le socle commun : Il rappelle que les deux partis partagent l’ADN de la souveraineté nationale, de l’émancipation populaire et du panafricanisme.
  2. L’histoire partagée : Leur compagnonnage dans l’opposition (Mànkoo Wattu Senegaal, FRN) constitue une base solide de confiance.
  3. Le point de blocage : And-Jëf attend de comprendre les contours réels du processus de massification lancé par Ousmane Sonko.

Tout en laissant la porte ouverte, Mamadou Diop Decroix précise que la question de la fusion sera discutée « le moment venu ». Pour le leader d’And-Jëf, l’enjeu est de ne pas se dissoudre sans garantie de conserver une influence sur les réformes structurelles du pays.

Le rapprochement de Mamadou Diop Decroix avec Pastef marque une étape symbolique forte. C’est le signe que la « vieille garde » de la gauche radicale sénégalaise reconnaît en Pastef l’aboutissement de ses propres luttes souverainistes des années 70-80. Une fusion confirmerait la naissance d’un bloc de gauche souverainiste hégémonique sur l’échiquier politique national.

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