DÉBAT : Darren Lewins fustige le « double standard » envers la CAN 2025

Alors que les critiques pleuvent sur l’organisation de la finale entre le Sénégal et le Maroc, le journaliste sportif britannique Darren Lewins prend le contre-pied des discours dominants. Pour lui, les incidents survenus à Casablanca sont injustement instrumentalisés pour discréditer tout un continent, alors que des faits similaires en Europe sont traités comme de simples faits divers sportifs.

Par Abdallah

Le refus du discours simpliste

Darren Lewins appelle à la fin du mépris systématique. Pour étayer son propos, il dresse une comparaison chirurgicale avec des événements majeurs survenus sur le sol européen :

  1. Wembley (Euro 2020) : Lorsque des supporters anglais ont vandalisé le stade national, personne n’a conclu à un « échec du football européen ».
  2. Le Calciopoli (Italie) : Ce scandale de corruption systémique a frappé la Juventus sans que la crédibilité globale de l’UEFA ne soit remise en cause.
  3. L’affaire Sheffield United (FA Cup) : Quand Steve Bruce a ordonné à ses joueurs de quitter le terrain contre Arsenal, l’acte a été jugé individuellement, sans que l’on prétende qu’il « représentait » l’essence du football anglais.

Un constat amer : « Mêmes problèmes, jugements différents »

Selon Lewins, le véritable problème n’est pas le tournoi lui-même, mais le prisme à travers lequel il est observé :

  • L’instrumentalisation : Des incidents de match (débordements, contestations arbitrales) servent de prétexte pour attaquer la légitimité de la CAF.
  • Le parti pris : Le journaliste dénonce un biais cognitif où l’Afrique est jugée dans son ensemble là où l’Europe bénéficie d’une analyse au cas par cas.

« Ce n’est pas la CAN qui est le problème, c’est le parti pris », martèle-t-il avec force.

En soulignant que la sécurité, la corruption ou les tensions arbitrales sont des maux universels du football, Darren Lewins invite ses confrères et les instances internationales à plus de nuance. Il rappelle que la passion débordante et les erreurs administratives ne sont pas l’apanage de l’Afrique.

La sortie de Darren Lewins apporte un vent de fraîcheur et de justice dans un débat souvent pollué par des préjugés latents. En replaçant les incidents de la CAN dans le contexte global du football mondial, il rappelle une vérité essentielle : le chaos d’une finale n’est pas une question de géographie, mais de gestion humaine. Soutenir ce point de vue, c’est exiger que l’Afrique soit traitée avec la même rigueur, mais aussi le même respect que n’importe quelle autre confédération.

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