Modernisation et souveraineté : La SAR entre dans une nouvelle ère avec le projet « SAR 2.0 »

La Société Africaine de Raffinage (SAR) vient de franchir une étape décisive dans sa stratégie de développement. À l’occasion d’une cérémonie solennelle de distinction de son personnel ce début d’année 2026, la direction générale a dévoilé des ambitions pharaoniques : un chiffre d’affaires en forte croissance et le lancement du projet majeur de construction d’une seconde raffinerie sur le sol sénégalais.
Une performance financière et industrielle robuste
Dans un contexte marqué par le raffinage réussi du premier brut sénégalais issu de Sangomar en 2025, la SAR affiche une santé financière solide. La direction a fait état d’un chiffre d’affaires d’exploitation atteignant les 35 milliards de FCFA (au titre des résultats immédiats de gestion), tout en confirmant son ambition à moyen terme d’atteindre le cap symbolique des 3 000 milliards de FCFA grâce à l’extension de ses capacités et à la pétrochimie.
« SAR 2.0 » : Le projet d’une seconde raffinerie
C’est l’annonce phare faite par le Directeur général, Mamadou Abid Diop : le projet « SAR 2.0 ». Cette nouvelle unité industrielle vise à pallier le déficit national de production. Avec une capacité de traitement ambitieuse, elle permettra au Sénégal non seulement de couvrir l’intégralité de sa demande domestique, mais aussi d’exporter des produits pétroliers finis vers la sous-région.
Au-delà de cette nouvelle usine, la modernisation du site existant est en marche avec :
- La construction d’un nouveau Sea-Line Brut/Fuel pour sécuriser les déchargements.
- Une transformation numérique globale des processus.
- La mise en conformité aux standards internationaux de raffinage (Norme Africys).
Capital humain : Création de la « SAR Academy »
La SAR ne mise pas uniquement sur l’acier et le numérique. Convaincu que le savoir-faire est le socle de toute performance, Mamadou Abid Diop a annoncé la création de la SAR Academy. Ce centre de formation interne aura pour mission d’assurer la transmission des compétences entre les générations et de former l’élite pétrolière de demain.
L’entreprise renforce également son empreinte sociale avec le lancement de la Fondation de la SAR, un bras solidaire destiné à financer des projets communautaires dans les domaines de l’éducation et du développement social.
Honneur aux bâtisseurs
La cérémonie a également été marquée par l’émotion lors de l’hommage rendu aux retraités. Cinq piliers de l’entreprise (Kane Fatou Nguer, Sidy Alias Fall, Ismaïla Mané, Kor Sène et Ibrahima Sall) ont été célébrés pour leur dévouement. Parallèlement, 22 médailles du travail ont été décernées, rappelant que la SAR est avant tout un patrimoine humain où la sécurité reste, selon les mots du DG, un « pilier non négociable ».

