MÉDIAS : « On a voulu faire de Pape Thiaw un bouc émissaire », Mansour Loum déballe tout sur la finale de la CAN

Podcast – Entretien avec Mansour Loum, rédacteur en chef de ...

Le sacre du Sénégal lors de la CAN 2025 continue de faire couler beaucoup d’encre, mais cette fois pour défendre les Lions. Dans l’émission « Les Grandes Bouches » sur Canal+ Afrique, le chroniqueur Mansour Loum a fustigé le traitement médiatique réservé au sélectionneur Pape Thiaw, dénonçant un « procès en image » injuste au détriment de la vérité du terrain.

Par Abdallah

Le Sénégal, victime d’un faux procès en « élégance » ?

Pour Mansour Loum, les critiques acerbes visant le comportement des Sénégalais lors de la finale — notamment les interruptions de jeu — sont une manœuvre pour occulter les dysfonctionnements du camp adverse et de l’arbitrage. Le chroniqueur rejette catégoriquement l’idée que le Sénégal aurait « écorné l’image du football africain ».

« On dirait que c’est une publicité ! L’image, l’image, l’image ! », s’est-il emporté, avant de poser une question rhétorique cinglante : « Les gars seraient restés sur le terrain, Brahim Diaz aurait marqué son penalty et ça aurait été quoi l’image ? ‘’Oh, le Sénégal aurait mérité de gagner. Oh, c’est des beaux perdants’’. »

L’incident Brahim Diaz : Le poids des deux mesures

Mansour Loum a particulièrement pointé du doigt l’attitude de la star marocaine, Brahim Diaz, et la complaisance de l’arbitrage à son égard. Il a rappelé une scène qu’il juge « surréaliste » pour une finale continentale :

  • Le fait : Brahim Diaz aurait lui-même décidé de l’arrêt du jeu.
  • Le constat de Loum : « Un joueur arrête le jeu et dit à l’arbitre « on ne joue plus » et l’arbitre s’exécute. Et ça, c’est quelle image on donne ? » Selon le chroniqueur, entre un but sénégalais valable injustement refusé et un public hostile à Rabat, les Lions n’ont fait que répondre à un contexte d’adversité extrême.

« L’histoire ne retient que les vainqueurs »

Au-delà de la polémique, Mansour Loum a tenu à célébrer la performance sportive brute. Il rappelle que le Sénégal ne vole pas son titre, s’appuyant sur une régularité exceptionnelle : une présence ininterrompue dans le dernier carré de la CAN depuis 2019.

Pour lui, Pape Thiaw a su mener ses hommes à la victoire avec les moyens du bord et une résilience mentale sans faille. « L’histoire ne retient que les vainqueurs », a-t-il conclu, balayant les critiques sur la manière au profit du résultat final : une deuxième étoile sur le maillot des Lions.

L’intervention de Mansour Loum souligne une fracture de perception entre une partie de la presse internationale, focalisée sur la fluidité du spectacle, et les observateurs proches du terrain qui privilégient l’équité sportive. En rappelant l’épisode de Brahim Diaz, le chroniqueur remet la pression sur les instances dirigeantes du football africain : le véritable problème de « l’image » du football continental ne viendrait-il pas de l’arbitrage plutôt que de la réaction des joueurs ?

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