FOOTBALL : La Fédération Sénégalaise désavoue El Hadji Diouf : « Ses opinions n’engagent que lui »

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Le torchon brûle entre la Fédération Sénégalaise de Football (FSF) et El Hadji Ousseynou Diouf. Dans un communiqué cinglant publié ce dimanche 25 janvier 2026, l’instance fédérale a tenu à se désolidariser publiquement des récentes sorties médiatiques du « Double Ballon d’Or ». Entre revendications foncières et critiques des instances mondiales, le divorce semble consommé sur le plan diplomatique.

Par Abdallah

Un rappel à l’ordre sur le dossier des terrains

La pomme de discorde principale réside dans les réclamations de l’ancien attaquant concernant les terrains promis par l’État aux Lions. Pour la FSF, la méthode Diouf — l’apostrophe médiatique plutôt que le canal administratif — ne passe pas.

L’instance fédérale « condamne fermement tant le fond que la forme » de ses déclarations. Elle a tenu à rappeler que le dossier des récompenses foncières est déjà sous « prise en charge diligente » par la présidence et le gouvernement, saluant au passage la « sollicitude constante » des autorités envers le football national.

Diplomatie sportive : La FSF protège ses arrières

Au-delà des questions domestiques, El Hadji Diouf s’est récemment attaqué à la gouvernance du football mondial. Une prise de position qui a fait bondir la FSF, soucieuse de ses relations avec la FIFA et la CAF.

  • Démarcation nette : La Fédération précise que les propos de Diouf ne reflètent en rien la ligne officielle du Comité Exécutif.
  • Respect des codes : Le Secrétariat général rappelle que la politique internationale du Sénégal doit s’inscrire dans le « strict respect des règles diplomatiques » et des relations de bon voisinage.

Une légende, mais un citoyen « ordinaire »

Tout en saluant le statut de « légende » du joueur de 2002, la FSF a opéré une mise au point chirurgicale sur son statut actuel. Ses opinions, martèle le communiqué, « n’engagent que sa propre personne ». En clair, si El Hadji Diouf reste une icône sur le terrain, il n’est plus la voix de l’institution.

L’instance appelle désormais l’ensemble des acteurs à faire preuve de « retenue et de responsabilité » pour ne pas ternir l’image du pays, soulignant que le « dialogue républicain » doit primer sur le bruit médiatique.

Ce communiqué marque une étape inédite dans les relations entre la Fédération et ses anciennes gloires. En recadrant El Hadji Diouf, la FSF cherche avant tout à rassurer le nouveau régime sur sa loyauté institutionnelle et à protéger ses alliances internationales. Pour Diouf, c’est un rappel brutal que le statut de légende n’offre pas d’immunité face aux codes de la diplomatie sportive.

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