Kocc Barma : le profil glaçant d’un manipulateur numérique dévoilé par un psychologue
Derrière le pseudonyme Kocc Barma, tristement célèbre pour ses publications à caractère sexuel, se cachait El Hadji Babacar Dioum, un homme au profil psychologique troublant, selon les révélations du psychologue clinicien Khalifa Mouhamed Traoré, interrogé par L’Observateur.
Un manipulateur froid obsédé par le pouvoir
Loin d’être un simple diffuseur de contenus intimes, Kocc Barma aurait orchestré un véritable système de chantage sexuel, impliquant plus de 5 000 victimes identifiées au Sénégal. D’après Khalifa Traoré, Dioum incarne un manipulateur froid, méthodique et calculateur, mû par une obsession pathologique du contrôle.
Les vidéos diffusées sur ses plateformes n’étaient pas de simples « leaks » : elles faisaient partie d’un scénario minutieusement préparé, avec compte à rebours, avatars numériques menaçants, et mise en scène de l’humiliation publique. L’objectif ? Briser psychologiquement ses victimes et asseoir un pouvoir invisible sur elles.
Un passé affectivement vide, selon le psychologue
Le spécialiste évoque un enfant comblé matériellement mais abandonné affectivement, élevé dans un environnement où les émotions étaient réprimées. Ce vide affectif, combiné à un manque de repères émotionnels solides, aurait favorisé le développement d’un narcissisme toxique, détourné à l’âge adulte pour bâtir un empire numérique basé sur la peur et la soumission.
Des éléments inquiétants saisis à son arrestation
Lors de son interpellation, les autorités ont saisi des objets révélateurs :
- Brouilleur de signal
- Faux documents administratifs
- Matériel informatique hautement sécurisé
- Une arme à feu
Ces éléments confortent l’analyse du psychologue : un profil paranoïaque, dissimulateur, hypervigilant, qui utilisait sa maîtrise technologique non pour innover, mais pour exercer une forme de terreur psychologique numérique.
Un prédateur moderne à l’impact psychologique durable
Le cas de Kocc Barma révèle une nouvelle forme de prédation numérique, où la technologie devient une arme psychologique redoutable. Le traumatisme infligé à ses victimes pourrait nécessiter des années de soins psychologiques, selon les spécialistes.

