JUSTICE : Un conflit familial vire au drame judiciaire à Thiès

B. Diakhaté, un homme de 46 ans, a comparu ce vendredi 16 janvier 2026 devant le tribunal des flagrants délits de Thiès. Poursuivi par sa belle-sœur, M. Kassé, pour menaces de mort et injures, il a vu le parquet requérir une peine de prison ferme à son encontre.
Par Abdallah
Thiès — La cohabitation familiale peut parfois devenir un terrain de violences verbales et physiques insoupçonnées. C’est le triste constat dressé lors de l’audience qui a opposé hier B. Diakhaté à l’épouse de son frère aîné. Entre accusations de sorcellerie, menaces à l’arme blanche et climat de terreur, le tribunal a tenté de démêler les fils d’une haine domestique tenace.
Un climat de terreur au quotidien
À la barre, la plaignante, M. Kassé, a brossé le portrait d’un quotidien invivable. Selon ses déclarations, son beau-frère exercerait un contrôle abusif sur la concession familiale, allant jusqu’à interdire à ses enfants l’accès à certaines parties de la maison.
Plus grave encore, elle l’accuse de l’insulter régulièrement, la traitant de « sorcière » et de « facteur de malheur » pour la famille. La dame a affirmé vivre dans la peur, alléguant que le prévenu, souvent sous l’emprise de l’alcool, la menacerait avec une machette et s’en prendrait verbalement à sa propre mère.
Des aveux partiels
Le prévenu, B. Diakhaté, a adopté une ligne de défense mitigée. S’il a reconnu avoir proféré des injures, il a catégoriquement nié les menaces de mort. Cependant, sa version a été mise à rude épreuve par les témoignages de cinq autres membres de la famille, venus confirmer point par point les déclarations de la partie civile.
Le parquet requiert 2 mois ferme
Face à la constance des témoignages et à la gravité des tensions au sein du domicile, le procureur de la République a estimé que les faits étaient établis, tout en suggérant une requalification juridique. Il a ainsi demandé au juge de transformer les charges de « menaces de mort » en « violences et voies de fait ».
Le représentant du ministère public a requis une peine de 2 mois de prison ferme à l’encontre de B. Diakhaté, afin de ramener le calme au sein du foyer.
Le tribunal a mis l’affaire en délibéré et rendra son jugement prochainement.

