JUSTICE : « Junior Lo », fils de Moustapha Cissé Lo, placé sous mandat de dépôt pour violence et destruction de biens publics

L’affaire, qui a débuté par un simple litige commercial autour de pièces détachées, a viré au chaos dans les locaux du commissariat spécial de Touba. Moustapha Mbacké Lo, alias « Junior Lo », dort désormais en prison en attendant son procès prévu le 22 janvier prochain au tribunal de grande instance de Diourbel.
Par Abdallah
Touba — Le calme habituel du commissariat spécial de Touba a été brusquement rompu cette semaine. Au cœur de cette tempête judiciaire, Moustapha Mbacké Lo, fils du célèbre ancien député Moustapha Cissé Lo. Interpellé suite à une plainte pour menaces de mort, le mis en cause fait désormais face à des charges bien plus lourdes après un accès de colère dévastateur devant les enquêteurs.
Une affaire d’amortisseurs à l’origine du conflit
Tout commence par une transaction banale : Junior Lo remet la somme de 80 000 FCFA à Baye Serigne Ndiaye, un mineur de 17 ans, pour l’achat d’amortisseurs. Les pièces acquises s’avèrent malheureusement incompatibles avec le véhicule de l’acheteur.
Bien que la mère du mineur ait proposé de rembourser intégralement la somme, Junior Lo aurait refusé, exigeant de « mettre la main » sur le jeune homme. Se sentant traqué jusque dans son domicile familial, le mineur, accompagné de sa mère, a fini par porter plainte pour harcèlement et menaces de mort.
Le bureau de l’enquêteur mis à sac
Convoqué pour s’expliquer, le fils de l’ancien parlementaire a d’abord adopté une posture de silence, refusant catégoriquement de s’exprimer. C’est lors de la confrontation avec la version du plaignant que la situation a basculé.
Selon des sources concordantes, Junior Lo est entré dans une rage noire. Dans un accès de violence incontrôlé, il s’en est pris physiquement au mobilier du commissariat, saccageant chaises et tables sous les yeux des agents médusés. Il a fallu l’intervention rapide des policiers pour maîtriser le colosse et mettre fin à la destruction de biens appartenant à l’État.
Rendez-vous au tribunal le 22 janvier
Ce déchaînement de violence a scellé son sort. Aux accusations initiales de menaces de mort et de harcèlement vient s’ajouter le délit de destruction de biens appartenant à l’État.
Déféré au parquet de Diourbel au terme de sa garde à vue, Moustapha Mbacké Lo a été placé sous mandat de dépôt. Son procès en flagrant délit est fixé au jeudi 22 janvier 2026. Une affaire qui relance le débat sur l’attitude de certains « fils de » face aux institutions de la République.

