« Ingratitude » et « alternance sans alternative » : Alioune Tine riposte aux attaques du journal Yoor-Yoor Bi

« Ingratitude » et « alternance sans alternative » : Alioune Tine riposte aux attaques du journal Yoor-Yoor Bi

La société civile sénégalaise, représentée par Alioune Tine, Moundiaye Cissé et Babacar Ba, se retrouve sous le feu des critiques. Dans sa livraison de ce vendredi 19 juin 2026, le quotidien Yoor-Yoor Bi a consacré une Une virulente à ces figures de la lutte pour les droits humains, les accusant de « protéger les pilleurs de la République ». Une attaque que le fondateur d’Afrikajom Centre n’a pas laissé passer.

Une réponse cinglante sur les réseaux sociaux

La réaction d’Alioune Tine ne s’est pas fait attendre. Sur les réseaux sociaux, le défenseur des droits de l’homme a exprimé son indignation face à ce qu’il qualifie de « lynchage médiatique » et de « bassesse ». Dénonçant une profonde « ingratitude », il a tenu à rappeler le rôle crucial joué par son organisation et ses alliés lors des périodes charnières de 2021 et 2024. Il souligne, non sans ironie, que ces mêmes figures étaient alors visées par les attaques du régime en place à l’époque, pour les mêmes engagements démocratiques.

Le constat amer d’une « alternance sans alternative »

Pour Alioune Tine, cet épisode révèle une dynamique cyclique et préoccupante au Sénégal : « On a des alternances sans alternatives ». Il déplore une dérive récurrente où l’opposition, une fois parvenue aux commandes de l’État, finit par considérer la société civile comme son principal adversaire, oubliant les combats communs menés pour la liberté et la justice sociale.

Une visibilité renforcée

Loin de se laisser intimider, Alioune Tine adopte une posture de défiance sereine. Il considère que ces attaques médiatiques constituent, paradoxalement, la preuve tangible que la voix de la société civile demeure « audible et visible ». Loin de craindre ces caricatures, il en souligne l’effet ironique : elles offrent à ses prises de position une résonance accumulée auprès de l’opinion publique.

Ce nouvel épisode illustre les tensions persistantes entre le pouvoir actuel et les acteurs de la société civile, dans un contexte politique où la liberté d’expression et le rôle des contre-pouvoirs restent au cœur des débats nationaux.

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