ENTREPRENEURIAT : La DER/FJ injecte 37 milliards FCFA dans l’économie en 2025

Avec un taux de ciblage féminin de 80 %, la DER/FJ s’impose comme le premier moteur de l’inclusion financière au Sénégal. Le bilan 2025, présenté au siège de l’institution à Dakar, révèle une accélération sans précédent des financements et une diversification sociale des bénéficiaires.
1. Un bilan 2025 sous le signe de la performance
L’année écoulée a été marquée par une présence accrue sur le terrain et une force de frappe financière massive :
- Volume de financement : Plus de 37 milliards de FCFA injectés.
- Bénéficiaires : 48 000 porteurs de projets soutenus (dont 80 % de femmes).
- Maillage territorial : Opérationnalité des 46 antennes départementales pour une action de proximité.
- Secteurs clés : Agriculture, industrie, technologies et transports.
2. Le PAVIE 2 : Une machine à créer de l’emploi
Lancée en mai 2025, la deuxième phase du Projet d’Appui et de Valorisation des Initiatives Entrepreneuriales (PAVIE 2) affiche des résultats records :
- Emplois : 92 000 emplois directs et indirects générés ou consolidés.
- Inclusion radicale : Prise en charge spécifique des personnes handicapées, des migrants de retour et des daaras (écoles coraniques).
- Innovation sociale : Création du « Fonds Rose » destiné à soutenir l’autonomie économique des femmes touchées par le cancer du sein.
3. Ambitions 2026 : Souveraineté et Digital
Le Dr Aïssatou Mbodj a tracé les contours d’une année 2026 orientée vers l’industrialisation et la formation :
- Souveraineté alimentaire : Lancement du programme « Bay sa war » et formalisation de 3 000 coopératives agricoles.
- Renforcement des capacités : Création de la « DER Académie » pour assurer le suivi technique et la pérennité des entreprises.
- Communication : Inauguration du studio « DER TV » (podcast) pour valoriser les success stories locales et déblocage d’une enveloppe de 240 millions FCFA pour le partenariat avec la presse nationale.
La DER/FJ semble avoir réussi sa transition sous l’ère du Dr Aïssatou Mbodj en passant d’un guichet de financement à une véritable agence de développement structurante. L’accent mis sur la formalisation des coopératives agricoles et la création d’une académie montre une volonté de sortir du « saupoudrage » pour bâtir des entreprises résilientes. Le défi de 2026 sera de maintenir un taux de recouvrement élevé malgré l’augmentation massive des volumes de crédits injectés.

