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DÉBAT POLITIQUE : Oumar Sarr dénonce un "conflit d'intérêts majeur" dans l'affaire Sonko -

DÉBAT POLITIQUE : Oumar Sarr dénonce un « conflit d’intérêts majeur » dans l’affaire Sonko

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Dans un entretien accordé au quotidien L’Observateur ce jeudi 29 janvier 2026, Oumar Sarr, ancien ministre et leader du Front pour la défense de la République (FDR), a vivement fustigé l’initiative de la Garde des Sceaux, Yassine Fall. Cette dernière a saisi la Cour suprême pour réviser le procès opposant Ousmane Sonko à Mame Mbaye Niang.

1. Un problème d’éthique et de hiérarchie

Pour l’ancien maire de Dagana, la démarche de la ministre de la Justice pose un problème déontologique fondamental :

  • La tutelle en question : Oumar Sarr juge « éthiquement inacceptable » qu’une ministre prenne des mesures judiciaires en faveur de son propre supérieur hiérarchique direct, le Premier ministre.
  • Le mélange des genres : Il estime que le Premier ministre ne peut pas rester en fonction tout en demandant à un membre de son gouvernement d’agir sur son dossier judiciaire.

2. L’exigence d’une démission préalable

Selon le coordonnateur du FDR, la rigueur républicaine aurait dû imposer une mise en retrait :

  • Un retrait temporaire : « Le minimum pour un Premier ministre aurait été de démissionner d’abord », affirme-t-il, suggérant qu’un retour aux affaires n’aurait été légitime qu’après un jugement définitif et blanchi.
  • Une question de dignité : Il qualifie la situation actuelle de « répugnante dans une République ».

3. La menace sur la séparation des pouvoirs

Oumar Sarr voit dans cette procédure une attaque directe contre l’indépendance de la magistrature :

  • Asservissement de la justice : Il perçoit une volonté de soumettre l’appareil judiciaire aux intérêts du pouvoir exécutif.
  • Violation constitutionnelle : Pour lui, toucher à la séparation des pouvoirs est une offense à « l’esprit et la lettre de la Constitution ».

Oumar Sarr, fin connaisseur des arcanes de l’État, déplace le débat du terrain purement juridique vers le terrain de la morale républicaine. En invoquant le conflit d’intérêts, il cherche à fragiliser la légitimité de la procédure de révision. Pour l’opposition, ce dossier est devenu le symbole d’une « justice à la carte », tandis que pour le pouvoir, il s’agit de réparer ce qu’ils considèrent comme une injustice politique subie sous l’ancien régime.

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