ÉDOUARD MENDY : « Pas d’arrangement, juste du football » : Le gardien des Lions éteint la polémique sur le penalty

Héros de la fin du temps réglementaire après avoir stoppé la panenka de Brahim Díaz, Édouard Mendy est revenu sur cet instant qui a fait basculer la finale. Entre professionnalisme et franchise, le portier d’Al-Ahli a tenu à mettre les points sur les « i » concernant les théories entourant ce duel décisif.
Par Abdallah
Rabat — Dans le vacarme assourdissant du stade Moulay Abdellah, alors que le destin du Sénégal ne tenait qu’à un fil, Édouard Mendy est resté de marbre. En stoppant sans ciller la tentative audacieuse de la star marocaine à la 96e minute, il n’a pas seulement sauvé un ballon : il a sauvé une nation.
Le triomphe du mental
Interrogé par beIN SPORTS en zone mixte, Mendy a décrit son approche avec une simplicité déconcertante, loin de l’héroïsme qu’on lui prête.
« Il a tenté sa chance, il voulait marquer, c’est normal. De mon côté, j’ai essayé de rester concentré et de tenir le plus longtemps possible sur mes appuis. Ça nous a souri et j’en suis heureux », a-t-il expliqué, mettant en avant la rigueur technique plutôt que la chance.
La fin des théories du complot
Face aux rumeurs absurdes ayant circulé sur les réseaux sociaux — suggérant une forme de « compréhension » entre les deux joueurs pour apaiser la tension électrique du match — le gardien sénégalais a réagi avec une fermeté sans équivoque. Pour lui, imaginer un arrangement dans un tel contexte relève de la pure fiction. « Vous pensez vraiment qu’à une minute de la fin d’une finale, avec tout un peuple qui attend un sacre depuis 50 ans (pour le Maroc, ndlr), on peut s’entendre ? Non, ce sont des choses qui n’existent pas dans ces moments-là », a-t-il martelé.
Un leadership silencieux
Si le trophée de meilleur gardien du tournoi a été attribué à son homologue Yassine Bounou, Édouard Mendy repart de cette CAN avec la plus belle des récompenses : l’estime éternelle de ses compatriotes. En restant sur ses appuis face à la panenka de Díaz, il a symbolisé la résilience d’un Sénégal qui a refusé de plier sous la pression.

