Dakar : une affaire de violence conjugale se termine par des câlins à la barre

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Dakar – Une affaire de violence conjugale, qui aurait pu tourner au drame, a pris une tournure inattendue ce mercredi au tribunal des flagrants délits de Dakar. B. Bougaleb, agent dans une société locale, comparaissait pour coups et blessures volontaires sur son épouse, A. C. Niane, stagiaire dans une grande entreprise.

Selon les rapports d’enquête, les faits remontent au 30 janvier 2026. La jeune femme, résidant à Ouakam, avait alors saisi la gendarmerie après avoir subi des violences conjugales, fournissant plusieurs certificats médicaux attestant d’incapacités temporaires de travail de 2, 10 et 15 jours.

Lors de son audition, elle avait décrit un climat de tensions répétées, affirmant que son mari fouillait son téléphone, l’enfermait dans l’appartement et la frappait régulièrement. « Sans l’intervention des voisins, il aurait pu attenter à ma vie », avait-elle confié.

B. Bougaleb, de son côté, a reconnu avoir giflé son épouse, invoquant des disputes conjugales et des tensions liées au télétravail et à des appels vidéo. Déféré le 2 février, il avait été placé sous mandat de dépôt.

Mais le déroulement du procès a surpris l’audience. À la barre, A. C. Niane a soudainement retiré sa plainte et déclaré que son mari était « exemplaire ». Elle a affirmé que les certificats médicaux avaient été produits « par accident » et qu’il s’agissait d’un simple accès de colère. Les deux époux se sont alors échangés un câlin, provoquant l’hilarité dans la salle. « Je l’aime plus que tout au monde », a déclaré l’époux.

Le procureur de la République a rappelé que « un mari exemplaire ne violente pas sa femme » et a requis l’application de la loi. Les avocats de la défense ont demandé la clémence. Finalement, le tribunal a condamné B. Bougaleb à 2 jours de prison ferme et à une amende de 20 000 FCFA. Le couple a de nouveau célébré leur réconciliation par un câlin.


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