Crise en Iran : Poutine s’active entre Téhéran et Tel-Aviv pour préserver son influence

Face à un Iran au bord de l’implosion et aux menaces répétées de Donald Trump, Vladimir Poutine a pris son téléphone ce vendredi pour échanger séparément avec Massoud Pezeshkian et Benjamin Netanyahu. L’objectif affiché : empêcher une déstabilisation régionale qui nuirait aux intérêts stratégiques russes.
Soutien total à Téhéran malgré la répression
Lors de son échange avec le président iranien Massoud Pezeshkian, Vladimir Poutine a pris acte des « mesures actives » de normalisation prises par Téhéran. En coulisses, ce soutien est crucial pour le régime iranien, confronté à une contestation dont le bilan humain s’élèverait à plusieurs milliers de morts.
Moscou réaffirme ici la solidité du traité de partenariat stratégique signé en janvier 2025. L’Iran n’est pas seulement un allié politique ; c’est un fournisseur clé de drones Shahed et de missiles pour l’effort de guerre russe en Ukraine.
Le rôle de médiateur avec Israël
En appelant simultanément Benjamin Netanyahu, Poutine tente de limiter les velléités d’intervention israéliennes. Le Kremlin se dit prêt à une « médiation appropriée » pour favoriser un dialogue constructif.
- L’enjeu pour la Russie : Éviter qu’Israël ne profite de la faiblesse interne de l’Iran pour frapper des sites stratégiques, ce qui pourrait forcer Moscou à choisir son camp de manière plus frontale.
Face au retour de la pression américaine
Le contexte est marqué par la posture agressive de Donald Trump, qui multiplie les menaces contre Téhéran depuis la fin décembre. Pour la Russie, stabiliser l’Iran est une priorité pour contrer l’influence américaine au Moyen-Orient et sécuriser ses propres projets économiques communs avec la République islamique.

