Affaire Farba Ngom : L’APR dénonce une « hérésie juridique » et annonce une mobilisation nationale

Quelques heures après les révélations fracassantes de la Garde des Sceaux, l’Alliance pour la République (APR) a organisé une contre-attaque médiatique musclée ce mardi 13 janvier 2026. Le parti de l’ancien président dénonce un acharnement politique contre le député-maire Farba Ngom et fustige une justice qu’il juge « à géométrie variable ».
« Deux poids, deux mesures » : Le cas Tahirou Sarr
Le point d’achoppement des responsables de l’APR réside dans la différence de traitement entre les mis en cause. Alors que la libération de l’homme d’affaires Tahirou Sarr semblait acquise le 12 janvier, l’appel immédiat du procureur du parquet financier a douché les espoirs de l’opposition. Pour l’APR, cet appel est une instruction directe du Premier ministre Ousmane Sonko visant à maintenir la pression sur leurs responsables.
« Comment comprendre que deux personnes inculpées pour les mêmes faits soient traitées de manière si différente ? », s’interrogent les dirigeants du parti, pointant du doigt le maintien en détention du seul Farba Ngom.
Une santé « incompatible » avec la prison
L’APR a vigoureusement rejeté les affirmations de la ministre de la Justice concernant la vitalité du détenu. S’appuyant sur des rapports médicaux, le parti soutient que l’état de santé de Farba Ngom est incompatible avec le milieu carcéral. Les responsables qualifient de « conférence de panique » la sortie de Yassine Fall, l’accusant de se substituer au procureur pour alourdir un dossier qu’ils estiment vide de preuves depuis un an.
Un plan d’action international et populaire
Face à ce qu’ils nomment une « hérésie juridique », les leaders de l’APR ont dévoilé une feuille de route offensive pour les jours à venir :
- Tournée auprès des autorités religieuses : Pour alerter sur les risques d’instabilité.
- Offensive diplomatique : Saisir les représentations étrangères et les organisations de défense des droits humains.
- Mobilisation de rue : Organisation prochaine d’une grande marche nationale pour dénoncer les « détentions arbitraires ».
La démocratie « en péril »
En conclusion de leur intervention, les porte-paroles de l’APR ont lancé un cri d’alarme : « La République est en danger ». En appelant à une coalition des forces démocratiques, le parti tente de transformer le cas judiciaire de Farba Ngom en un combat pour la sauvegarde des libertés au Sénégal.
Le bras de fer entre le ministère de la Justice, qui brandit de nouvelles preuves accablantes, et l’opposition, qui dénonce un complot d’État, semble avoir atteint un point de non-retour.

