À nos autorités,
Quand l’étudiant sénégalais sera-t-il enfin reconnu comme un pilier stratégique du développement national, et non traité comme un être humain sans valeur ni considération ?
Quand nos universités seront-elles respectées comme de véritables temples du savoir, où se forment les futurs Présidents, Ministres, Directeurs généraux, Députés et hauts cadres de la Nation, plutôt que d’être réduites à des champs de confrontation et de répression ?
Quand les revendications légitimes de la communauté estudiantine seront-elles réellement prises en compte dans les processus de décision, sans que les étudiants ne soient contraints de sacrifier leur santé ou leur vie pour accéder à leurs droits les plus élémentaires ?
Aujourd’hui, la couche estudiantine est rendue dangereusement vulnérable par des réformes répétées et souvent injustes des décrets relatifs au paiement des bourses : changements incessants des modalités de versement, retards chroniques, suppressions arbitraires pour certains étudiants.
Il est impératif de rappeler que la bourse universitaire n’est ni une aumône, ni un privilège. Elle constitue un droit légal, une nécessité vitale garantissant l’égalité des chances et la continuité des études.
Payer la bourse, c’est rendre à César ce qui est à César.
Ne nous parlez pas de redressement fiscal ou économique pour justifier ces atteintes. Cet argument ne saurait prospérer lorsque, dans le même temps, certains responsables perçoivent jusqu’à 17 millions de francs CFA par mois, que des privilèges administratifs demeurent intouchables, et que le train de vie de l’État n’a nullement diminué.
La cause estudiantine est et restera noble, juste et légitime, car elle porte en elle l’avenir du Sénégal.
✊ Vive la justice.
🇸🇳 Vive le Sénégal.
Ousmane Gueye
Étudiant à l’Université Assane Seck de Ziguinchor (UASZ)