Violences politiques : Macky Sall accuse Pastef
L’ancien chef de l’État Macky Sall est sorti de sa réserve pour s’exprimer sur les violences politiques qui ont marqué le Sénégal entre 2021 et 2024. Dans une déclaration sans ambiguïté, il a pointé du doigt le parti Pastef, qu’il accuse d’avoir instrumentalisé ces troubles.
Un appel à faire toute la lumière
Au cœur de sa prise de position, l’ancien président plaide pour un examen approfondi des événements ayant conduit aux violences. Il estime que la vérité doit être établie afin de situer les responsabilités.
Dans cette logique, Macky Sall appelle à l’abrogation de la loi d’amnistie adoptée après ces événements, jugeant nécessaire de rouvrir certains dossiers pour permettre à la justice de faire son travail.
Un risque de tensions ravivées
Ces déclarations interviennent dans un contexte politique encore fragile. Les épisodes de violences passées restent sensibles dans l’opinion publique, et toute remise en cause des mécanismes d’apaisement pourrait raviver les clivages.
La mise en cause directe de Pastef risque ainsi de relancer les tensions entre acteurs politiques, alors même que le pays tente de consolider sa stabilité institutionnelle.
Entre justice et stabilité
Le débat posé est double :
- faut-il privilégier la recherche de la vérité judiciaire ?
- ou préserver les équilibres politiques construits après la crise ?
Un dilemme classique dans les périodes post-crise, où les impératifs de justice et de stabilité peuvent entrer en tension.
Avec cette sortie, Macky Sall relance un débat sensible sur la gestion des violences politiques au Sénégal. Reste à savoir si cet appel ouvrira la voie à un processus de clarification ou s’il accentuera les fractures déjà existantes.

