UNIVERSITÉ : Alerte sécuritaire à l’UCAD après la saisie d’armes dans les résidences

Le campus social de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD) est au cœur d’une vive polémique sécuritaire. Des opérations de contrôle menées par le Centre des Œuvres Universitaires de Dakar (COUD) ont révélé la présence préoccupante d’arsenaux clandestins au sein des chambres d’étudiants. Le Ministère de l’Enseignement supérieur a immédiatement réagi en prônant la « tolérance zéro ».
Par Abdallah
Une découverte alarmante
Les agents de sécurité du COUD, lors de leurs dernières fouilles de routine, ont mis la main sur une quantité importante d’objets illicites :
- Armes blanches : Couteaux, machettes et autres lames.
- Objets contondants : Barres de fer, matraques et objets dangereux pouvant causer des blessures graves.
La réaction ferme du MESRI
Le Ministre de l’Enseignement supérieur a exprimé sa « vive préoccupation » via un communiqué officiel. Il a tenu à rappeler des principes fondamentaux :
- Sanctuarisation de l’espace : L’université doit être un lieu de savoir et de tranquillité, et non un terrain d’affrontements.
- Interdiction stricte : La détention d’armes, quelle qu’en soit la nature, est formellement interdite par le règlement intérieur des établissements d’enseignement supérieur.
- Conséquences judiciaires : Le ministère prévient que des mesures disciplinaires (allant jusqu’à l’exclusion) et des poursuites pénales seront engagées contre les détenteurs de ces objets.
Vers un renforcement de la surveillance
Pour éviter que le campus ne sombre dans la violence, les autorités prévoient un double dispositif :
- Prévention : Renforcement de la sensibilisation auprès des amicales d’étudiants.
- Sécurité : Collaboration accrue entre les autorités académiques et les forces de sécurité pour multiplier les contrôles inopinés.
Cette saisie d’armes intervient dans un climat de tensions récurrentes entre différentes factions estudiantines. En communiquant massivement sur ces découvertes, le ministère cherche à envoyer un signal de fermeté avant que la violence ne dégénère. Cependant, le défi reste entier : sécuriser un campus social qui accueille des dizaines de milliers d’étudiants sans porter atteinte à leurs libertés individuelles.


