Traite de personnes à Ngor-Almadies : cinq Nigérianes arrêtées dans un faux salon de massage

Il fait partie des personnes arrêtées » : Un nouveau scandale de salon de  massage éclate à Ngor

Une opération menée par la Brigade des mœurs a permis de démanteler un réseau présumé de traite de personnes et de proxénétisme à Ngor-Almadies. Cinq ressortissantes nigérianes, âgées de 20 à 39 ans, ont été interpellées puis déférées au parquet pour association de malfaiteurs, traite de personnes, proxénétisme, usage collectif de drogue et exercice illégal de la profession de masseuse.

Selon des informations rapportées par L’Observateur, les suspectes exploitaient un prétendu salon de massage ouvert sans autorisation, qui servait en réalité de maison de passe. Les mises en cause sont identifiées sous les initiales Ch. P. Atanda (31 ans), D. E. Joe (30 ans), E. E. Daniel (39 ans), A.-Ch. Aluma (28 ans) et M. O. Ojo (20 ans).

Une alerte déclenchée via le numéro vert

L’affaire a éclaté grâce au numéro vert de la Police nationale. L’une des jeunes femmes, présentée comme victime du réseau, a alerté les autorités en dénonçant la « tenancière » présumée. La géolocalisation a conduit les enquêteurs à un appartement situé au quatrième étage d’un immeuble à Ngor, où trois suspectes ont été surprises en train de consommer du chanvre indien.

La perquisition a permis la saisie de plusieurs objets liés à l’activité clandestine ainsi que de produits stupéfiants. Les enquêteurs évoquent notamment la découverte de préservatifs, d’accessoires destinés à l’activité sexuelle, de produits stimulants et de substances suspectées d’être des drogues.

Des promesses d’emploi trompeuses

D’après la même source, les jeunes femmes auraient été recrutées au Nigeria sous de fausses promesses d’emploi avant d’être contraintes à se prostituer dès leur arrivée à Dakar. L’enquête a également établi que la gestionnaire présumée encaissait directement les revenus issus des passes imposées aux victimes.

Déférées au parquet, les cinq suspectes encourent des poursuites pour des infractions particulièrement graves. Cette affaire relance le débat sur les réseaux transnationaux de traite de personnes et la vulnérabilité des jeunes femmes attirées par de fausses opportunités professionnelles.

Les investigations se poursuivent afin d’identifier d’éventuelles complicités et de déterminer l’ampleur exacte du réseau.

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