Syrie : Washington passe à l’offensive diplomatique pour sceller le rapprochement entre Damas et les FDS

Dans un contexte de regain de violence alarmant à Alep, l’administration américaine a dépêché son envoyé spécial, Tom Barrack, à Damas. L’objectif est clair : sauver l’accord d’intégration de mars 2025 et favoriser une alliance historique entre le gouvernement de transition du président Ahmad al-Charaa et les Forces démocratiques syriennes (FDS).

Une médiation de haut niveau à Damas

Ce samedi 10 janvier 2026, Tom Barrack, émissaire spécial de Donald Trump pour la Syrie, a mené une série d’entretiens cruciaux avec le président syrien Ahmad al-Charaa et son ministre des Affaires étrangères, Asaad al-Chibani.

Cette visite s’inscrit dans la vision du secrétaire d’État Marco Rubio, qui prône une « Syrie unifiée » où la puissance militaire ne serait plus le seul moteur, mais laisserait place à des institutions inclusives intégrant toutes les communautés : arabes, kurdes et chrétiennes.

Le drame d’Alep fragilise la paix

Cette impulsion diplomatique intervient alors qu’un bilan tragique vient doucher les espoirs de stabilité. Depuis le 6 janvier, des attaques attribuées au groupe YPG/FDS contre des zones résidentielles d’Alep ont causé la mort de 23 personnes et fait plus de 100 blessés.

Tom Barrack a qualifié ces événements de « profondément préoccupants », rappelant qu’ils mettent à rude épreuve l’accord d’intégration signé en mars 2025. Ce pacte historique prévoyait pourtant l’incorporation progressive des combattants des FDS au sein des institutions de sécurité nationales sous l’autorité centrale de Damas.

Vers une « Nouvelle Syrie » unifiée

Malgré l’escalade, Washington refuse de voir le processus de transition s’effondrer. L’administration Trump exhorte toutes les parties à respecter la trêve déclarée ce 9 janvier dans plusieurs quartiers d’Alep, notamment à Cheikh Maksoud et Ashrafiyeh.

L’initiative américaine repose sur trois piliers immédiats :

  1. Cessez-le-feu immédiat et retrait des combattants des zones sensibles.
  2. Engagement constructif pour finaliser l’intégration militaire des FDS.
  3. Préservation de l’unité territoriale pour éviter une nouvelle fragmentation du pays.

Pour Tom Barrack, le moment actuel est une « opportunité cruciale » pour bâtir un État post-Assad solide, capable de résister aux menaces résiduelles de l’État islamique et aux pressions régionales.

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