Succession à l’ONU : Alioune Sow appelle Diomaye et Sonko à soutenir la candidature de Macky Sall

Invité de l’émission « Grand Jury » sur la RFM ce dimanche 15 février 2026, le leader du parti MPD/LIGGEEY, Alioune Sow, a jeté un pavé dans la mare diplomatique. Pour l’ancien ministre, le Sénégal ne peut se payer le luxe de s’opposer à une éventuelle accession de Macky Sall au secrétariat général des Nations Unies.
DAKAR, le 15 février 2026 – Alors que les rumeurs sur l’ambition internationale de l’ancien président Macky Sall s’intensifient, son ancien collaborateur Alioune Sow est monté au créneau pour exiger une « union sacrée » autour de cette perspective. Face au journaliste Macoumba Bèye, il a plaidé pour une diplomatie d’État qui transcende les rancœurs de la politique intérieure.
« Le Sénégal au-dessus des émotions »
Pour Alioune Sow, le calcul est simple : voir un Sénégalais à la tête de l’ONU serait un sacre historique pour la diplomatie nationale. Il a ainsi invité le président Bassirou Diomaye Faye et son Premier ministre Ousmane Sonko à faire preuve de hauteur de vue.
« L’État doit être au-dessus des émotions. Il faut mettre le Sénégal au-dessus de toute considération », a-t-il martelé, rappelant que l’intérêt supérieur de la nation doit primer sur les joutes partisanes.
Un profil « taillé pour le poste »
L’ancien ministre a énuméré les atouts qui, selon lui, font de Macky Sall le candidat idéal pour succéder à l’actuel Secrétaire général :
- Expérience de haut niveau : Douze ans à la tête du Sénégal et une présidence remarquée de l’Union Africaine.
- Réseau international : Des relations solides avec les grandes puissances et ses homologues africains.
- Crédibilité globale : Une expertise reconnue sur les dossiers du climat, du financement du développement et de la paix.
L’avertissement : « Le Sénégal ne mérite pas ça »
Cependant, Alioune Sow pose une condition sine qua non à cette réussite : le parrainage officiel du Sénégal. Il redoute par-dessus tout un scénario où l’ancien président ferait campagne sans l’appui de son propre pays.
« Ce serait une tâche qu’il soit candidat avec son pays contre lui. Le Sénégal ne mérite pas ça », a-t-il prévenu, soulignant qu’une division interne affaiblirait fatalement les chances de victoire sur l’échiquier mondial.

