Sommet de l’UMOA à Dakar : Cap sur 2030 et consolidation de la stabilité

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DAKAR — Entre l’approbation des bilans financiers de 2025 et le lancement de nouveaux plans stratégiques, le Conseil des ministres a posé les jalons d’une croissance « maîtrisée et inclusive ». Au menu : renforcement de la BOAD, promotion du secteur privé et offensive stratégique dans le cadre de la ZLECAf.

BOAD : Un nouveau plan stratégique 2026-2030

La Banque Ouest Africaine de Développement (BOAD) change d’échelle. Après avoir approuvé ses comptes annuels 2025, le Conseil a adopté son nouveau contrat de performance pour les cinq prochaines années.

Ce plan vise à consolider les acquis tout en finançant des projets d’infrastructure plus équilibrés entre les États membres. L’objectif est de rendre les économies de l’Union moins vulnérables aux chocs extérieurs (climat, prix des matières premières).

Secteur Privé : Un dialogue Public-Privé renforcé

Le Conseil a validé deux instruments juridiques majeurs pour la période 2025-2030 :

Une nouvelle approche pour faire du secteur privé le moteur de la création d’emplois.

La promotion d’un dialogue permanent entre l’État et les investisseurs pour lever les barrières administratives et inciter à l’investissement productif dans l’espace UEMOA.

ZLECAf : L’ambition d’une « ouverture maîtrisée »

Face à la Zone de Libre-Échange Continentale Africaine, l’UMOA choisit une posture offensive mais prudente.

Le Conseil prône la recherche de nouveaux espaces de croissance pour les produits « Made in UEMOA » sur tout le continent. L’idée est de s’ouvrir au marché continental tout en maîtrisant les flux pour protéger les industries locales naissantes.

Stabilité et Continuité

Le Conseil a également réitéré sa confiance aux instances dirigeantes de la Banque Centrale.

  • Reconduction : Le mandat de Mamadou Diop en tant que Vice-gouverneur de la BCEAO a été renouvelé, signalant une volonté de stabilité dans la gestion de la monnaie commune.
  • Rigueur budgétaire : L’affectation des résultats financiers de 2025 confirme la bonne santé des institutions de l’Union malgré un contexte global incertain.

Cette session de Dakar marque la transition vers un nouveau cycle de planification (2026-2030). Pour Aboubakar Nacanabo, l’intégration régionale reste le « socle de la prospérité partagée ». L’enjeu des prochains mois sera de traduire ces stratégies en projets concrets capables d’impacter le panier de la ménagère dans les huit pays membres.

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