Sénégal–Mauritanie : Un nouveau pacte pour transformer l’industrie et les mines sur place

Le Sénégal et la Mauritanie franchissent une étape décisive dans leur intégration économique. Ce jeudi 8 janvier 2026, à Dakar, les deux voisins ont signé un mémorandum d’entente ambitieux visant à renforcer la coopération industrielle et à stimuler la transformation locale de leurs ressources naturelles.
Une visite de haut niveau au Building Administratif
C’est à l’issue d’une séance de travail au Building administratif Mamadou Dia que le Premier ministre sénégalais, Ousmane Sonko, et son homologue mauritanien, El Moctar Ould Djay, ont paraphé plusieurs accords sectoriels. Au cœur de ces échanges, la volonté ferme de ne plus se contenter d’exporter des matières premières brutes, mais de bâtir une véritable base industrielle commune.
Les piliers du mémorandum
L’accord signé entre les deux nations repose sur trois axes stratégiques :
- La Coopération Industrielle : Mutualiser les expertises pour créer des zones industrielles transfrontalières.
- La Transformation Locale : Encourager la création de valeur ajoutée sur place, notamment dans le secteur des mines et des ressources naturelles.
- Le Secteur Minier : Un protocole d’entente spécifique a été signé pour harmoniser la gestion des minéraux et attirer des investissements industriels durables.
Un corridor économique durable
Pour Ousmane Sonko, le Sénégal et la Mauritanie sont liés par une vision commune de souveraineté économique. L’objectif est de créer un corridor économique entre le nord du Sénégal et le sud de la Mauritanie, transformant les ressources (gaz, mines, agriculture) en leviers de création d’emplois pour la jeunesse des deux pays.
Le Premier ministre mauritanien a, quant à lui, salué une « entente parfaite », rappelant que des projets comme le complexe gazier Grand Tortue Ahmeyim (GTA) sont déjà des modèles de réussite qui doivent désormais s’étendre au secteur industriel.
Vers une mise en œuvre rigoureuse
Afin que ces accords ne restent pas lettre morte, les deux gouvernements ont décidé de réactiver le groupe de pilotage interministériel. Ce comité sera chargé du suivi mensuel de la mise en œuvre des décisions, garantissant que la transformation locale devienne une réalité palpable pour les entreprises et les populations locales.

