Sénégal : Les violences basées sur le genre, un fléau majeur de santé publique

Dakar, 19 février 2026 – Les violences basées sur le genre (VBG) restent une préoccupation critique au Sénégal, touchant particulièrement les femmes dans l’intimité du foyer. L’Enquête Démographique et de Santé (EDS 2017) révèle que 8% des femmes âgées de 15 à 49 ans ont subi des violences sexuelles au cours de leur vie, dont 62% perpétrées par leur mari ou partenaire intime.
Réalité cachée du conjugal
Ce constat glaçant montre que le danger réside souvent à la maison. Les dynamiques de pouvoir inégalitaires et les normes sociales banalisant la violence conjugale perpétuent ce cycle destructeur, isolant les victimes dans le silence.
Impacts dévastateurs
Le psychologue Abdoulaye Ndione, de la Direction de la Santé des Adolescents, alerte sur les séquelles psychologiques profondes : altération de l’estime de soi, troubles anxieux, dépression, grossesses non désirées et infections. À l’échelle subsaharienne, ces VBG contribuent fortement à la mortalité maternelle.
Aggravation pandémique et solutions
La COVID-19 a amplifié le phénomène, passant de 43,8% à 56,2% de victimes selon l’Association des juristes sénégalaises (AJS). Les experts prônent une prévention renforcée, une déconstruction des normes patriarcales et un accès accru aux soins et au soutien psychologique pour briser ce fléau.

