Sécurité : L’Armée démantèle deux sites d’orpaillage clandestin à Saraya et interpelle sept individus

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La Zone militaire n°4 poursuit son offensive contre l’exploitation illégale des ressources minières. Ce samedi 14 février, les forces armées ont mené un raid simultané dans le département de Saraya, aboutissant à la fermeture de deux sites clandestins et à la saisie d’un arsenal de matériel d’extraction.

Saraya, le 15 février 2026 – La vallée de la Falémé est plus que jamais sous surveillance. Dans une opération coordonnée visant à restaurer l’autorité de l’État dans les zones frontalières, les unités de la Zone militaire n°4 ont frappé un grand coup contre les réseaux d’orpaillage informel qui essaiment le long de la frontière avec le Mali.

Deux localités ciblées : Sansamba et Dialadakhoto

L’intervention s’est concentrée sur la commune de Bembou, plus précisément dans les localités de Sansamba et Dialadakhoto. Ces zones, réputées pour leur richesse aurifère, sont devenues le théâtre d’une exploitation sauvage qui échappe à tout contrôle étatique.

Les militaires ont procédé au démantèlement systématique des installations. L’opération a permis :

  • L’interpellation de sept (07) individus directement impliqués dans ces activités illégales.
  • Le contrôle rigoureux des périmètres pour déloger les occupants des sites de fortune.

Un matériel sophistiqué saisi

L’ampleur de la saisie témoigne du niveau d’organisation de ces réseaux. Loin de l’image de l’orpailleur isolé avec sa calebasse, les militaires ont mis la main sur un équipement lourd et structuré :

  • Des groupes électrogènes de forte puissance ;
  • Des panneaux solaires pour l’alimentation en énergie ;
  • Des motocyclettes servant au transport rapide entre les sites ;
  • Un important lot de matériel d’extraction et de traitement chimique.

[Image d’une opération de sécurisation en zone rurale ou de saisie de matériel technique]

Enjeux : Sécurité, Environnement et Économie

L’orpaillage clandestin dans l’Est du Sénégal n’est pas qu’une simple infraction économique. Les autorités militaires rappellent que cette activité porte en elle des menaces multiples :

  1. Sécurité : Ces sites informels peuvent servir de refuges ou de sources de financement à des réseaux criminels transfrontaliers.
  2. Environnement : L’usage incontrôlé de produits toxiques comme le mercure ou le cyanure pollue durablement le fleuve Falémé, ressource vitale pour les populations locales.
  3. Ordre Public : La prolifération de ces sites génère souvent des tensions sociales et des conflits fonciers dans les communes rurales.

Les sept suspects ont été remis aux mains de la justice pour répondre de leurs actes. Par cette action, l’Armée réaffirme sa détermination à sanctuariser la vallée de la Falémé et à protéger les ressources nationales contre toute exploitation illégale.

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