SCANDALE : Tortures et « Magic Room » à l’American Dara Academy, quatre responsables écroués

Keur Massar : L'affaire American Dara Academy éclate, le scandale remonte  jusqu'à Donald Trump

Le vernis de l’excellence académique vient de craquer. Ce mardi 21 janvier 2026, quatre responsables de l’American Dara Academy ont été déférés au parquet de Pikine-Guédiawaye. Ils sont accusés de sévices corporels sur mineurs, mise en danger de la vie d’autrui et fonctionnement illégal d’une structure éducative.

Par Abdallah

Keur Massar / Toubab Dialao — Ce qui était présenté comme un havre pour la diaspora américaine souhaitant imprégner ses enfants de culture musulmane s’est avéré être un enfer. L’enquête, déclenchée par une alerte diplomatique, a mis à nu des méthodes punitives dignes d’un centre de détention clandestin.

L’intervention décisive de l’ambassade américaine

Le scandale a éclaté le 12 janvier après qu’une jeune pensionnaire a réussi à s’enfuir. Son témoignage auprès de l’ambassade des États-Unis à Dakar a été le catalyseur :

  • Alerte diplomatique : Patrick Grey, directeur de la sécurité de l’ambassade, a déposé une plainte formelle après avoir découvert des « violences sévères ».
  • Démographie : Sur les 300 élèves, plus de 100 mineurs sont de nationalité américaine.
  • Manne financière : L’établissement générait environ 300 millions de FCFA par mois, un chiffre d’affaires colossal qui n’empêchait pas l’insalubrité des locaux.

La « Magic Room » : La salle des supplices

Les enquêteurs de la Brigade de recherches de Keur Massar ont découvert l’existence d’un protocole de punition systématique :

  • Une prison interne : La « Magic Room », une cellule où étaient enfermés les élèves récalcitrants.
  • L’équipe de bastonnade : Un groupe de superviseurs dédiés exclusivement à infliger des sévices physiques.
  • L’Omerta : La majorité des enfants, traumatisés, n’ont pas osé parler. Seuls quatre adolescents (13-16 ans) ont montré leurs cicatrices et témoigné des tortures subies.

Des infrastructures clandestines et insalubres

L’American Dara Academy s’était étendue sans aucune base légale. Si le site principal de Keur Massar sauvait les apparences, l’annexe de Toubab Dialao était un cauchemar :

  1. Illégalité totale : Aucune autorisation du ministère de l’Éducation.
  2. Insalubrité : Bâtiments inachevés, sanitaires à ciel ouvert pour plus de 50 enfants.
  3. Montage opaque : Le propriétaire réel, M.S. Diallo (américano-guinéen), utilisait un prête-nom pour dissimuler sa gestion.

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