SANTÉ : Le secteur privé assure 45 % des soins au Sénégal, un « pilier » vers la souveraineté sanitaire

Le Syndicat des médecins privés du Sénégal (SMEPS) a ouvert son tout premier congrès scientifique ce jeudi 22 janvier 2026 à Dakar. L’occasion de mettre en lumière le poids massif du privé dans le système de santé et d’appeler à une meilleure intégration dans les politiques publiques.
Par Abdallah
Dakar — Longtemps perçu comme une alternative secondaire, le secteur privé médical s’affirme désormais comme un moteur essentiel de la santé publique au Sénégal. Lors de la cérémonie d’ouverture du congrès du SMEPS, les chiffres présentés témoignent d’une réalité incontournable : sans le privé, le système de soins sénégalais ne pourrait répondre à la demande nationale.
Des chiffres qui parlent d’eux-mêmes
Le Dr Abdou Kane Diop, président du SMEPS, a dressé un bilan chiffré de l’impact du secteur :
- Offre de soins : Le privé assure 45 % de la couverture nationale.
- Emploi : Plus de 35 000 professionnels de santé travaillent dans cette branche.
- Innovation : Le secteur est le fer de lance de l’introduction de technologies de pointe, freinant ainsi le recours coûteux aux évacuations sanitaires vers l’étranger.
Le plaidoyer pour une « Souveraineté Sanitaire »
Pour le Dr Diop, le privé ne doit plus être géré à part, mais comme un partenaire intrinsèque de l’État. Il appelle à :
- Un cadre réglementaire modernisé : Pour sécuriser les investissements des cliniques et cabinets.
- Un soutien financier : Pour permettre une meilleure répartition territoriale des structures privées, souvent concentrées à Dakar.
- Une intégration stratégique : Faire du privé un acteur à part entière de la souveraineté sanitaire nationale.
La main tendue du Gouvernement
Présent à l’événement, le ministre de la Santé et de l’Hygiène publique, Ibrahima Sy, a apporté des réponses concrètes aux préoccupations des médecins :
- Partenariat stratégique : L’État reconnaît le privé comme un allié indispensable.
- Réformes en cours : Le ministre a confirmé la volonté du gouvernement de réviser la nomenclature des actes médicaux (dont certains tarifs sont jugés obsolètes) et de mettre à jour les honoraires des praticiens.

