Sanctions américaines : Mame Mandiaye Niang, procureur adjoint à la CPI, réagit avec fermeté

Sanctions américaines : Mame Mandiaye Niang, procureur adjoint à la CPI, réagit avec fermeté

Le procureur adjoint de la Cour pénale internationale (CPI), Mame Mandiaye Niang, s’est exprimé pour la première fois depuis l’annonce des sanctions américaines à son encontre. Le magistrat sénégalais, joint depuis La Haye par le directeur général du groupe Emedia, Alassane Samba Diop, a tenu à afficher sa détermination et sa sérénité face à ce qu’il considère comme une attaque directe contre son travail au service de la justice internationale.

« Je ne fais que mon travail » : la réaction de Mame Mandiaye Niang

Calme mais ferme, le procureur adjoint a déclaré :

« Je reste serein avec le sentiment que je ne fais que mon travail », tout en remerciant « le soutien fort » des autorités sénégalaises et de ses concitoyens.

Conscient des responsabilités inhérentes à sa fonction, il ajoute :

« En tant que magistrat, je sais qu’il est dans l’essence de ma mission de contrarier certains, surtout les puissants. J’ai appris à faire face à cela. »

Les sanctions américaines : gel des avoirs et restrictions sévères

Le magistrat sénégalais a détaillé l’impact concret des sanctions imposées par Washington :

  • Gel de ses avoirs accessibles aux États-Unis,
  • Annulation de visas,
  • Blocage des cartes bancaires liées à Visa, Mastercard et American Express,
  • Interdiction pour les institutions financières opérant en dollars de lui fournir des services.

Il souligne la gravité de la situation :

« Toute institution dans le monde qui fait des transactions en dollars ou avec les États-Unis est sommée de cesser de vous offrir des services sous peine de sanctions. Cela peut être terrible. »

En outre, le procureur révèle faire face à des menaces émanant de certains services secrets, ce qui renforce la pression autour de lui.

« Servir la justice, coûte que coûte »

Malgré ces attaques, Mame Mandiaye Niang assure qu’il ne cédera pas :

« Nous resterons debout et servirons la justice pénale internationale comme nous l’avons fait pour la justice de notre pays. »

Il conclut avec détermination :

« Si on ne fait pas face malgré les difficultés, ce sera le règne absolu de la tyrannie. Et ça, ce n’est pas acceptable. »

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