Candidature de Macky Sall à l’ONU : Diomaye Faye dénonce un manque de respect protocolaire

Candidature de Macky Sall à l’ONU : Diomaye Faye dénonce un manque de respect protocolaire

Le président Bassirou Diomaye Faye est revenu, lors de son entretien accordé à la presse samedi soir, sur les circonstances entourant la possible candidature de son prédécesseur Macky Sall à un poste stratégique au sein de Organisation des Nations Unies. Un dossier sensible sur lequel le chef de l’État a adopté un ton ferme, insistant sur le respect des procédures diplomatiques et institutionnelles.

Une information apprise hors des circuits officiels

Selon Bassirou Diomaye Faye, cette ambition internationale ne lui a pas été notifiée par les voies officielles de l’État sénégalais.

« J’ai appris la nouvelle par d’autres chefs d’État, jusqu’à trois présidents », a confié le chef de l’État.

Une situation qu’il regrette ouvertement, estimant qu’un Sénégalais aspirant à une telle responsabilité internationale devait d’abord saisir les autorités nationales.

Un émissaire étranger jugé hors protocole

Le président a également révélé qu’un envoyé spécial venu d’Afrique centrale avait été dépêché pour évoquer cette question avec lui.

Une démarche qu’il considère contraire aux usages diplomatiques.

« Je lui ai fait savoir que ce n’est pas le protocole », a-t-il martelé.

Pour le chef de l’État, les règles institutionnelles doivent prévaloir, quel que soit le profil du candidat concerné.

L’exemple Amadou Hott comme modèle

Pour illustrer sa vision, Bassirou Diomaye Faye a cité le cas de Amadou Hott, candidat à la présidence de Banque africaine de développement.

Dans ce dossier, l’État sénégalais avait mobilisé des moyens financiers et diplomatiques afin de soutenir sa campagne, sans considération politique, car la demande avait été formulée dans les formes requises.

Refus de toute pression extérieure

Le président a aussi affirmé que certains dirigeants étrangers auraient tenté d’influencer sa position.

« Des présidents ont voulu me mettre la pression, mais j’ai dit non. C’est une question de respect. »

Une déclaration forte qui confirme sa volonté de défendre la souveraineté décisionnelle du Sénégal.

Une porte laissée entrouverte

Malgré cette fermeté, le chef de l’État a nuancé ses propos en rappelant les relations cordiales observées lors de la transition présidentielle.

Il a même indiqué avoir répondu favorablement à certaines demandes logistiques formulées par son prédécesseur lors de la passation de pouvoir.

« S’il avait fait la même démarche pour sa candidature, peut-être que l’État l’aurait accompagné. »

Une question de principe au-delà des personnes

Au-delà du cas Macky Sall, cette sortie présidentielle relance le débat sur le rôle de l’État dans la promotion des cadres sénégalais aux postes internationaux.

Elle pose également la question du respect de la hiérarchie diplomatique et institutionnelle, indépendamment du prestige ou du passé politique des personnalités concernées.

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