Rupture au sommet de l’État : Les prédictions fracassantes de Madiambal Diagne sur le duo Diomaye-Sonko

Depuis son exil en France, le journaliste Madiambal Diagne vient de jeter un pavé dans la mare politique sénégalaise. Selon le patron du groupe Avenir Communication, le divorce entre le président Bassirou Diomaye Faye et son Premier ministre Ousmane Sonko n’est plus une simple hypothèse, mais une « option irréversible » qui redessinera le paysage institutionnel du pays.
Un nouveau parti pour le Président ?
S’exprimant sur la web TV Public Sn, Madiambal Diagne affirme que le chef de l’État s’apprête à s’émanciper politiquement. La stratégie serait claire : transformer son mouvement actuel en un véritable parti politique présidentiel. Cette mutation marquerait la fin de la fusion idéologique avec Ousmane Sonko, leader de PASTEF.
« La volonté de Bassirou Diomaye Faye de transformer son mouvement en parti politique, c’est une option irréversible », soutient le journaliste.
La menace d’une dissolution de l’Assemblée
Le scénario décrit par Madiambal Diagne prévoit une suite de mouvements tactiques à haut risque. Si Ousmane Sonko venait à quitter la Primature pour rejoindre l’Assemblée nationale, le président Faye pourrait utiliser son pouvoir de dissolution.
L’objectif ? Empêcher Ousmane Sonko de trôner à la tête de la deuxième institution du pays avec une majorité écrasante, ce qui ferait de lui un « opposant interne » trop puissant. Pour le fondateur du journal Le Quotidien, cette manœuvre viserait à neutraliser toute velléité de contestation venant de l’Hémicycle.
Entre analyses politiques et déboires judiciaires
Cette sortie médiatique intervient dans un contexte personnel très tendu pour Madiambal Diagne. Le journaliste fait actuellement l’objet d’un mandat d’arrêt international délivré par le Pool Judiciaire Financier (PJF). Les chefs d’accusation sont lourds :
- Association de malfaiteurs ;
- Escroquerie sur les deniers publics ;
- Blanchiment de capitaux en bande organisée.
Le journaliste, qui réfute en bloc ces accusations, dénonce un « dossier purement politique » visant à museler une voix critique du nouveau régime. Ses révélations sur les tensions au sommet de l’État sont ainsi perçues par ses détracteurs comme une stratégie de défense offensive, tandis que ses partisans y voient l’œil d’un analyste averti des arcanes du pouvoir

