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Réforme foncière au Sénégal : Le CRAFS et l'État en conclave à Thiès pour un nouveau contrat social -

Réforme foncière au Sénégal : Le CRAFS et l’État en conclave à Thiès pour un nouveau contrat social

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THIÈS – La question foncière, véritable serpent de mer de l’administration sénégalaise, entre dans une phase d’évaluation décisive. Réunis en conclave dans la cité du Rail ce vendredi 27 février 2026, les membres du Cadre de réflexion et d’action sur le foncier au Sénégal (CRAFS) et les autorités étatiques ont planché sur les orientations d’une réforme qui se veut inclusive et adaptée aux réalités locales.

Par la Rédaction

Le diagnostic est posé. Pour les acteurs territoriaux réunis à Thiès, le système foncier national nécessite une transformation profonde pour répondre aux défis de l’aménagement du territoire et de la justice sociale. Présidée par Séckou Omar Diédhiou, directeur de la Promotion du développement territorial, au nom du ministère de l’Urbanisme, cette rencontre marque une étape clé dans l’articulation entre gouvernance foncière et décentralisation.

Le foncier au cœur de l’Acte 4 de la décentralisation

Le ministère de l’Urbanisme, des Collectivités territoriales et de l’Aménagement des territoires n’est pas l’unique gestionnaire du sol, mais il en est l’architecte juridique et organisationnel. Séckou Omar Diédhiou a rappelé que la gestion des terres est désormais intrinsèquement liée aux réflexions sur l’Acte 4 de la décentralisation et à la structuration des pôles territoires.

« Le foncier est une ressource territoriale sensible et centrale. Nous mettons en place un cadre de réflexion pour définir une méthode appropriée et orienter les décisions vers une réforme satisfaisante pour le pays », a précisé le directeur Diédhiou.

Le refus de l’immatriculation généralisée

L’un des points de friction et de débat majeur concerne le mode d’appropriation des terres. Le CRAFS, par la voix d’Amadou Kanouté, directeur exécutif de l’Institut panafricain pour la citoyenneté (CICODEV), a réitéré une position ferme : non à l’immatriculation généralisée.

Pour le CRAFS, conférer un droit de propriété irrévocable à grande échelle présenterait un risque de marginalisation des populations les plus vulnérables. Amadou Kanouté plaide pour une approche pragmatique tenant compte des capacités financières limitées des citoyens.

Gemini a dit

Voici une version structurée et complète de l’article de presse relatant les enjeux de cette rencontre stratégique à Thiès.


Réforme foncière au Sénégal : Le CRAFS et l’État en conclave à Thiès pour un nouveau contrat social

THIÈS – La question foncière, véritable serpent de mer de l’administration sénégalaise, entre dans une phase d’évaluation décisive. Réunis en conclave dans la cité du Rail ce vendredi 27 février 2026, les membres du Cadre de réflexion et d’action sur le foncier au Sénégal (CRAFS) et les autorités étatiques ont planché sur les orientations d’une réforme qui se veut inclusive et adaptée aux réalités locales.

Par la Rédaction

Le diagnostic est posé. Pour les acteurs territoriaux réunis à Thiès, le système foncier national nécessite une transformation profonde pour répondre aux défis de l’aménagement du territoire et de la justice sociale. Présidée par Séckou Omar Diédhiou, directeur de la Promotion du développement territorial, au nom du ministère de l’Urbanisme, cette rencontre marque une étape clé dans l’articulation entre gouvernance foncière et décentralisation.

Le foncier au cœur de l’Acte 4 de la décentralisation

Le ministère de l’Urbanisme, des Collectivités territoriales et de l’Aménagement des territoires n’est pas l’unique gestionnaire du sol, mais il en est l’architecte juridique et organisationnel. Séckou Omar Diédhiou a rappelé que la gestion des terres est désormais intrinsèquement liée aux réflexions sur l’Acte 4 de la décentralisation et à la structuration des pôles territoires.

« Le foncier est une ressource territoriale sensible et centrale. Nous mettons en place un cadre de réflexion pour définir une méthode appropriée et orienter les décisions vers une réforme satisfaisante pour le pays », a précisé le directeur Diédhiou.

Le refus de l’immatriculation généralisée

L’un des points de friction et de débat majeur concerne le mode d’appropriation des terres. Le CRAFS, par la voix d’Amadou Kanouté, directeur exécutif de l’Institut panafricain pour la citoyenneté (CICODEV), a réitéré une position ferme : non à l’immatriculation généralisée.

Pour le CRAFS, conférer un droit de propriété irrévocable à grande échelle présenterait un risque de marginalisation des populations les plus vulnérables. Amadou Kanouté plaide pour une approche pragmatique tenant compte des capacités financières limitées des citoyens.

Vers un développement local inclusif

La réforme ne doit pas être un outil de dépossession, mais un levier de développement. Selon les membres du CRAFS, la mobilisation des ressources foncières doit avant tout profiter aux communautés locales. L’enjeu est de créer un cadre légal qui permette d’attirer l’investissement tout en protégeant les usages coutumiers et les droits de ceux qui travaillent la terre.

Conclusion : Un équilibre délicat à trouver

Entre les besoins de modernisation de l’État et la protection des droits communautaires, le chemin vers une réforme foncière partagée reste complexe. Les concertations engagées à Thiès montrent toutefois une volonté réelle de ne plus traiter le foncier comme une simple question technique, mais comme un véritable projet de société capable de soutenir la stabilité et la prospérité du Sénégal.

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