Réforme du Code pénal : Dame Mbodj interpelle Alioune Tine et la société civile

Alioune Tine plaide pour l'abolition de l'offense au chef de l'État et une

Dakar – La séquence politique autour de la répression des actes dits « contre nature » continue de susciter débats et prises de position. Dame Mbodj, membre de la mouvance présidentielle et directeur général de la Sogip, a publiquement interpellé Alioune Tine et les organisations de la société civile, les invitant à se prononcer sur ce qu’il qualifie de « posture ferme et courageuse » du gouvernement.

Dans un message publié sur les réseaux sociaux, il écrit :
« Je n’ai pas encore vu la position de mon grand frère Alioune Tine et ses collègues de la société civile sur la posture ferme et courageuse du gouvernement concernant la traque contre les homosexuels. Veuillez me la partager si vous l’avez. »

Cette sortie vise directement Alioune Tine, figure reconnue de la défense des droits humains au Sénégal et acteur influent du débat public.

Un projet de loi adopté en Conseil des ministres

La déclaration de Dame Mbodj intervient dans un contexte marqué par l’adoption, mercredi en Conseil des ministres, d’un projet de loi modifiant l’article 319 de la loi n°65-60 du 21 juillet 1965 portant Code pénal.

Selon le communiqué officiel, le texte vise à préciser la définition des « actes contre nature » et à durcir les peines prévues par la législation en vigueur. Cette initiative s’inscrit dans une volonté affichée par l’exécutif de renforcer l’arsenal juridique face aux infractions concernées.

Interpellations et réactions

Parallèlement à cette réforme annoncée, plus de trente personnes, dont certaines personnalités publiques, ont été récemment interpellées par les forces de sécurité pour des faits liés à ces infractions ainsi que pour d’autres chefs d’accusation.

Ces arrestations, combinées au projet de modification du Code pénal, ont intensifié les discussions sur les réseaux sociaux. De nombreux internautes s’interrogent sur la position des organisations de la société civile, souvent attendues sur les questions relatives aux libertés publiques et aux droits fondamentaux.

Un débat sensible

La question divise profondément l’opinion. Tandis que certains soutiennent la ligne de fermeté affichée par les autorités, d’autres appellent à un débat plus large sur l’équilibre entre application de la loi, respect des droits humains et cohésion sociale.

À ce stade, aucune déclaration officielle d’Alioune Tine ni de plusieurs grandes organisations de la société civile n’a été rendue publique en réaction aux propos de Dame Mbodj.

La polémique relance ainsi un débat récurrent au Sénégal sur la place des organisations citoyennes dans les grandes controverses sociétales et sur leur rôle dans l’arbitrage du débat public.

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