Rapatriement de 186 migrants sénégalais de Libye : retour discret à l’Aéroport Blaise Diagne
Dans la nuit du jeudi 24 au vendredi 25 avril 2025, 186 migrants sénégalais vivant en Libye dans des conditions irrégulières ont été rapatriés au Sénégal. Le vol humanitaire a atterri peu après minuit à l’Aéroport international Blaise Diagne (AIBD), à Diass, marquant un nouveau chapitre du programme de retour volontaire humanitaire coordonné par les autorités sénégalaises et l’Organisation internationale pour les migrations (OIM).
Accueil encadré à l’AIBD, mais sans la présence des familles
Dès leur arrivée sur le sol sénégalais, les migrants ont été pris en charge par le Bureau d’accueil, d’orientation et de suivi (BAOS), en présence des équipes de l’OIM. Les agents étaient mobilisés depuis l’après-midi pour assurer un accompagnement logistique et psychologique aux rapatriés.
Fait marquant : aucun des migrants n’a été accueilli par un membre de sa famille à l’aéroport. Deux bus, affrétés spécialement par les autorités, les ont transportés jusqu’à Dakar, d’où ils devront regagner leurs régions d’origine par leurs propres moyens.
Un rapatriement inscrit dans le cadre d’un programme humanitaire
Ce retour volontaire s’inscrit dans le cadre du programme humanitaire de rapatriement des migrants en détresse, initié par l’OIM avec le soutien du gouvernement sénégalais. L’objectif est de réduire les risques liés à l’émigration clandestine et d’offrir aux migrants une seconde chance d’intégration socio-économique dans leur pays d’origine.
Migration irrégulière : une problématique toujours d’actualité
Ce rapatriement intervient dans un contexte de flux migratoires intenses, notamment en direction de l’Europe via la Libye, où de nombreux migrants subsahariens vivent dans des conditions précaires, souvent exposés à l’exploitation, à la détention arbitraire ou aux violences.
Les autorités sénégalaises, en partenariat avec des organismes internationaux comme l’OIM, multiplient les efforts pour sensibiliser, accompagner et réintégrer les migrants de retour, tout en œuvrant à créer des alternatives économiques durables au niveau local.

