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PROCESSUS ÉLECTORAL : L'expert Ndiaga Sylla alerte sur le respect du calendrier et du droit -

PROCESSUS ÉLECTORAL : L’expert Ndiaga Sylla alerte sur le respect du calendrier et du droit

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À l’aube d’une année 2026 décisive pour la démocratie sénégalaise, la gestion du fichier électoral suscite déjà des débats techniques. L’expert électoral Ndiaga Sylla est monté au créneau pour rappeler les autorités à l’ordre, dénonçant un flou juridique et une immixtion politique dans l’organisation des opérations de révision.

Révision annuelle vs exceptionnelle : Ce que dit la Loi

Le point de friction majeur repose sur la nature de la mise à jour des listes électorales qui doit s’opérer en ce mois de février. Ndiaga Sylla s’appuie sur une lecture rigoureuse du Code électoral pour clarifier la situation :

  • La règle (Articles L.37 et R.28) : La révision annuelle est une obligation légale immuable qui doit démarrer chaque 1er février.
  • L’exception (Article L.63) : En année de scrutin, une révision exceptionnelle peut être décrétée. Or, l’expert précise que pour activer cette procédure, le décret fixant la date officielle des élections doit être signé et publié. À ce jour, cet acte administratif manque à l’appel.

En l’absence de ce décret, toute procédure dérogeant à la révision annuelle classique placerait le pays dans une « situation de non-droit ».

Confusion des rôles : L’administration face aux partis

Ndiaga Sylla exprime une vive inquiétude quant à la communication entourant ces opérations. Il déplore que des formations politiques s’expriment en lieu et place de l’Administration électorale.

« Qu’un parti politique communique à la place de l’Administration électorale relève d’une confusion des rôles pour le moins préoccupante », martèle-t-il.

L’expert souligne l’ironie de la situation en rappelant que le parti PASTEF, aujourd’hui au pouvoir, avait lui-même dénoncé des manquements et des confusions similaires lors de la révision de février 2023 sous l’ancien régime.

L’expert électoral ne se contente pas de critiquer ; il trace la feuille de route pour la stabilité du pays. En vertu des articles L.236 et L.269, le calendrier électoral est verrouillé : les prochaines élections doivent se tenir au plus tard le 20 décembre 2026.

Pour Ndiaga Sylla, le respect scrupuleux de ces échéances est le seul rempart contre l’instabilité politique. Il appelle l’État à clarifier sa position sans délai pour garantir un processus inclusif, transparent et conforme aux standards démocratiques.

L’intervention de Ndiaga Sylla souligne un défi majeur pour le nouveau régime : celui de la gestion technique du pouvoir. En rappelant les principes que les tenants actuels du pouvoir défendaient dans l’opposition, l’expert place le gouvernement devant ses responsabilités de neutralité administrative. La « Rupture » promise devra aussi passer par une séparation hermétique entre la communication des partis et les actes de l’État en matière électorale.

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