Polémique autour de la « dette cachée » : Moustapha Ndjeck Sarré réagit aux débats

La polémique autour de la supposée « dette cachée », relancée par les récentes déclarations de l’ancien président de la Cour des comptes Mamadou Faye et les propos d’Ousmane Sonko lors d’un entretien accordé à France 24, continue d’alimenter les discussions au Sénégal.
Dans une réaction publique, Amadou Moustapha Ndjeck Sarré, vice-président de Pastef et ancien ministre de la Formation professionnelle, a exprimé son étonnement face à la controverse et aux interprétations qui en découlent.
Selon lui, la notion de dette cachée renvoie à une situation dans laquelle un gouvernement contracte des engagements financiers en dehors du cadre autorisé par la loi de finances votée par l’Assemblée nationale. Il estime qu’un tel dépassement constituerait une violation du principe de transparence budgétaire, dès lors que l’endettement excède les autorisations parlementaires.
S’appuyant sur les chiffres évoqués dans le débat public, il rappelle que la dette du Sénégal avait été annoncée à 74 % du PIB à la fin du précédent régime. Toutefois, il affirme que des travaux de l’Inspection générale des finances et de la Cour des comptes, dans le cadre d’un audit, auraient conduit à une réévaluation du niveau d’endettement à environ 100 % du PIB. Il en déduit l’existence d’un écart significatif qui interroge, selon lui, la sincérité des données initiales.
Réagissant aux propos de Mamadou Faye, qui a indiqué que le terme « dette cachée » n’apparaît pas dans le rapport de la Cour des comptes, Moustapha Ndjeck Sarré estime que cette observation est conforme aux missions de l’institution, dont le rôle serait de constater les niveaux d’endettement sans nécessairement en qualifier la nature.
Il est également revenu sur les déclarations d’Ousmane Sonko concernant la dette dite « odieuse », en soutenant que celles-ci auraient été mal interprétées par certains observateurs. Selon lui, ces propos s’inscrivent dans un contexte où certaines marges de manœuvre juridiques et financières n’étaient pas disponibles.
Enfin, Moustapha Ndjeck Sarré critique une partie du traitement médiatique de cette affaire, estimant que certains commentaires relèveraient d’une volonté de nuire à l’image de figures politiques de Pastef. Il affirme que les controverses passées ayant visé Ousmane Sonko auraient, selon lui, contribué à renforcer sa popularité politique.

