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PARIS : Entre Barbès et le XVe, le cœur de la capitale bat au rythme du « Séné-Maroc » -

PARIS : Entre Barbès et le XVe, le cœur de la capitale bat au rythme du « Séné-Maroc »

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À quelques heures de la finale entre le Sénégal et le Maroc, Paris s’est transformée en une annexe bouillonnante du stade de Rabat. Des restaurants de la Goutte-d’Or aux appartements familiaux de la Rive Gauche, les supporters des deux camps préparent une fête qui s’annonce mémorable.

Par Abdallah

À Paris, l’odeur du tiep bou dien se mêle à celle du thé à la menthe. Dans les quartiers populaires du Nord-est parisien comme dans les arrondissements plus résidentiels, la finale de la CAN 2025 n’est plus un simple match de football : c’est une célébration de l’identité et de la fraternité africaine.

La Goutte-d’Or en mode « Sénégal Rekk »

Rue des Poissonniers, dans le XVIIIe arrondissement, le ton est donné. Chez Michel Nkdjo, commerçant du quartier, le maillot des Lions de la Teranga trône fièrement au-dessus de la caisse. Pour lui, le suspense n’existe plus :

« La Coupe rentre à la maison à Dakar, c’est sûr à 99% ! On va gagner 2-0 », lâche-t-il avec une assurance désarmante.

Un peu plus loin, rue Myrha, le restaurant Ô18 et le Mama Kossa s’apprêtent à refouler du monde. Chaises, projecteurs et écrans géants : tout est prêt pour accueillir les centaines de supporters attendus. « Mercredi, après la demie, la rue était blindée. Ça va être la même chose dimanche », assure Marvin, gérant du Mama Kossa, alors que ses cuisiniers Momo et Ousmane scandent déjà le nom de Sadio Mané.

Le XVe arrondissement aux couleurs de l’Atlas

Changement de décor, mais même ferveur. Dans le XVe arrondissement, Meriem et Sofia déambulent avec le maillot rouge des Lions de l’Atlas. Pour ces deux étudiantes franco-marocaines, cette finale est l’aboutissement d’un rêve : « On a réussi l’organisation de la CAN et maintenant on va la gagner ! », s’exclame Sofia.

Chez elles, la finale sera une affaire de tribu. « Mon père a invité trente personnes chez nous ! Ça ne va jamais rentrer ! », s’amuse Meriem. Pour Yassine, 30 ans, ce match est le fruit d’un travail de longue haleine : « C’est le résultat du travail fait depuis quinze ans sur la formation. On aborde ce match avec confiance. »

Barbès : Le temple de la fraternité

C’est peut-être au bar-tabac La Royale, près du métro Barbès-Rochechouart, que l’esprit de la CAN est le plus pur. Ici, l’ironie et l’humour règnent. Hamid, un Tunisien hilare, chambre ses amis marocains, tandis que les communautés maghrébines et subsahariennes se préparent à vibrer ensemble.

Car au-delà de la rivalité sportive, c’est l’image d’une Afrique unie qui se dessine sur les terrasses parisiennes. Comme le résume Ousmane, le cuisinier sénégalais : « Le Maroc est très fort, et puis les Marocains, ce sont nos frères… Que le meilleur gagne ! »

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