OPPOSITION : Thierno Alassane Sall dénonce une « justice à géométrie variable »

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Le député et président de la République des Valeurs (RV), Thierno Alassane Sall (TAS), a vigoureusement réagi aux convocations de Doudou Wade et du journaliste Pape Ngagne Ndiaye. Pour le parlementaire, ces procédures marquent une dérive inquiétante vers l’arbitraire.

Le « deux poids, deux mesures »

Thierno Alassane Sall ne mâche pas ses mots : il dénonce une application sélective de la loi. Selon lui, les propos de Doudou Wade sont loin d’atteindre la gravité de ceux tenus impunément par certains soutiens du pouvoir actuel :

  • L’accusation : « Doudou Wade n’a jamais tenu le centième des propos que certains responsables de Pastef se sont permis de tenir sans être inquiétés. »
  • Le constat : Pour TAS, les véritables « insurrectionnistes » sont connus et ne seraient pas ceux que l’on poursuit aujourd’hui.

Plaidoyer pour une « vigie républicaine »

L’ancien ministre a tenu à rendre hommage à la personnalité de Doudou Wade, le décrivant comme un homme de culture et de dialogue :

  • Un rôle de sage : À son âge, l’ancien responsable libéral ne chercherait que la paix et agirait en « vigie républicaine ».
  • Liberté de la presse : Concernant Pape Ngagne Ndiaye (TFM), le député estime que le journaliste n’a fait qu’exercer son métier et que sa convocation constitue une entrave à la liberté d’expression.

Le message derrière la loi

Pour le leader de la République des Valeurs, ces convocations ne relèvent pas d’une procédure judiciaire classique mais d’une manœuvre politique. « Lorsque la loi choisit ses cibles, ce n’est plus la justice qui s’exprime, mais un message », a-t-il conclu, suggérant une volonté d’intimidation de la part du nouveau régime.

Par cette sortie, Thierno Alassane Sall se positionne en défenseur des libertés publiques et des principes républicains. En soulignant le contraste entre le traitement réservé à l’opposition et celui des partisans du pouvoir (« hier comme aujourd’hui »), il cherche à pointer une contradiction majeure dans la promesse de rupture et de justice équitable portée par le régime de Diomaye Faye.

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